Ressources en eau et environnement : Ouali insiste sur la rentabilité des projets de son secteur

Abdelkader Ouali a insisté sur la nécessité de préserver et de rentabiliser les ouvrages de son secteur. L’État a consenti d’importants investissements dans le secteur des Ressources en eau à travers la réalisation d’infrastructures de bases.

Aujourd’hui, la stratégie du département de Abdelkader Ouali consiste à préserver ces infrastructures qui ont coûté à l’Etat des milliards de dollars.
À cet effet, le ministère des Ressources en eau et de l’Environnement (MREE) a organisé, hier à Alger, une journée d’information sur le nouveau guide technique pour les projets de pose et de réhabilitation des réseaux d’assainissement. Pour Abdelkader Ouali, ce guide vise à réaliser des projets durables et répondant aux standards internationaux. «Les réalisations en matière de projets d’assainissement doivent être pérennes et qui répondent aux standards internationaux d’où la nécessité de ce nouveau guide qui est un instrument moderne permettant aux différents acteurs des projets de mieux concevoir, réaliser, réhabiliter et contrôler l’exécution de ces ouvrages», a souligné le ministre. soulignant que «les investissements de l’État dans le secteur des ressources en eau ont dépassé les 20 milliards de dollars (USD), dont 2,5 milliards USD pour les projets d’assainissement», Abdelkader Ouali a indiqué que «les ouvrages des réseaux d’assainissement devraient également être économiquement rentables». Mais il n’y a pas que les ouvrages d’assainissements qui doivent être rentables, mais tous les projets du secteur du Mree le doivent aussi a insisté le ministre. S’adressant à ses cadres, Abdelkader Ouali a expliqué la stratégie de son département qui consiste à rendre pérennes les infrastructure du Mree et les rentabiliser économiquement.

81 normes internationales introduites
Le guide est également complété par des annexes regroupant les définitions normalisées des termes techniques, la liste des principales normes techniques, ainsi qu’une bibliographie des documents techniques utiles pour les projets d’assainissement. À propos des normes, Mme Hamouche a révélé que le document contient 81 nouvelles normes internationales qui sont désormais en vigueur en Algérie et applicables dans les projets d’assainissement. Cette responsable s’est félicitée de ce «grand pas» permettant d’améliorer les conditions de réalisation des projets d’assainissement et de les conformer aux standards internationaux. Selon les statistiques avancées lors de la journée technique par le directeur de l’assainissement du ministère M. Aït Amara Ahcen, 90 % de la population algérienne est raccordée à un réseau public d’assainissement en 2016, contre 35% en 1970, alors que le linaire du réseau national d’assainissement est passé de 21.000 Km en 1999 à 47.000 Km en 2016. Il a souligné une amélioration du taux de raccordement national au réseau d’assainissement public de 72% en 1999 à 90% en 2016, ce qui a contribué à l’élimination des maladies à transmission hydrique. S’agissant de l’épuration des eaux usées, Ahcen Aït Amara a estimé qu’elle a connu une attention particulière ces dernières années. Cela s’est traduit par une amélioration de la situation en matière de protection de l’environnement d’une manière générale et la protection des ressources en eau en particulier.
Ainsi, le parc national des stations d’épuration de l’Algérie est passé de 45 stations réalisées depuis l’indépendance, dont 12 seulement en service en 2000 avec une capacité qui ne dépassait pas les 90 millions de m3/an, à 177 stations en fonctionnement en 2016 avec une capacité installée estimée à environ 805 millions de m3/an. Une partie de ce volume est réutilisée dans le domaine agricole. De plus, un programme ambitieux de réalisation de stations d’épuration est en cours, selon le même responsable qui précise qu’il s’agit de 63 stations dont 26 lagunes de traitement. Une fois ce programme achevé à l’horizon 2020, le nombre des stations d’épuration atteindra 240 avec une capacité épuratoire installée de prés de 1 milliard de m3/an, a souligné Ahcen Aït Amara.
Hacène Nait Amara