Rentrée scolaire : l’énième challenge de Benghebrit

La rentrée scolaire s’approche à grands pas, et aujourd’hui c’est le dernier jour de répit pour les huit (08) millions d’élèves, qui retrouveront les bancs de l’école dès demain. Un jour seulement nous sépare de la rentrée des classes 2015-2016, et comme le veut la tradition, les parents qui font face, à un véritable casse-tête, sont, encore une fois, appelés à mettre la main à la poche pour subvenir aux besoins de leurs enfants en fournitures et articles scolaires, sans compter l’habillement. L’autre pari est celui du ministère de l’éducation qui met les bouchées doubles afin d’assurer une année scolaire sans débrayages, sans oublier, de fournir un enseignement de qualité pour nos progénitures. Outre la problématique du poids du cartable scolaire qui pèse sur le dos des écoliers, il ne faut pas qu’ils encaissent les pots cassés des mouvements de protestation, qui sont devenus une coutume dans l’Ecole algérienne.

à cet égard, la ministre de l’éducation nationale, Nouria Benghebrit veut, à tout prix, assurer une rentrée scolaire « sereine ». Mais le challenge est de taille quand on sait que les revendications des syndicats sont, de plus en plus, irréelles. Fort heureusement, les syndicalistes ont, pour l’heure, renouvelé leur disponibilité au dialogue, mais sous condition : la satisfaction de leur plateforme de revendications. Par ailleurs, la ministre ne lâche pas prise. Elle veut aller de l’avant dans les négociations, et ce, en organisant, le 15 octobre prochain, une nouvelle rencontre avec les partenaires sociaux dans l’espoir de solutionner une fois pour toutes les problèmes exposés par les syndicats.
De surcroit, à la veille de la rentrée, la dame de fer du secteur de l’éducation a mis l’accent sur trois principes à travers lesquels son département compte assurer la réussite de la rentrée scolaire, à savoir: « la citoyenneté, l’équité et la qualité ».
Aussi, dans le but de parrainer une rentrée sereine, le département de Benghebrit mise sur la satisfaction de la revendication des syndicats, relative, à l’organisation d’un examen, à la rentrée scolaire, pour la promotion de 45.000 enseignants des trois cycles de l’enseignement et la promotion systématique des enseignants aux postes « appelés à disparaître ». De plus, le ministère veillera à la mise en œuvre d’une série de mesures pédagogiques. Il s’agit de concentrer les efforts sur le cycle primaire qui est à la base de l’éducation de l’enfant, en généralisant l’enseignement préscolaire à toutes les wilayas avant 2017.

Surcharge des classes : une épreuve à surmonter
L’autre défi de Benghebrit est la surcharge des classes qui nuit au rendement de l’enseignant. à ce problème, Mme Benghebrit a annoncé la possibilité de recourir au système des classes à double vacation et des classes mobiles dans certaines wilayas du pays pour endiguer le problème de surcharge qui pèse sur certains établissements éducatifs. Dans l’entretien accordé à l’APS, la ministre a déclaré qu’ « en dépit du nombre importants des infrastructures scolaires réalisées, le problème de surcharge des classes demeure posé dans certaines régions ». Dans la perspective de pallier ce problème, le ministère de l’éducation a proposé des « solutions pédagogiques dont le recours au système des classes à double vacation et aux classes mobiles », Mais pour elle, « ces solutions sont conjoncturelles et le système à double vacation ne touchera que 5% des établissements éducatifs au niveau national, sachant qu’actuellement 18% de ces établissements adoptent en partie le système à double vacation ».
BAC : pas de changement sans l’aval du gouvernement
La ministre est, entre autres, dans le dit entretien, revenue sur la question du système du baccalauréat, en affirmant qu’aucun changement ne sera opéré sans l’aval du gouvernement. Dans ce sillage, elle a déclaré « la proposition soumise par les experts à l’occasion de la tenue de la Conférence nationale d’évaluation de la réforme de l’Ecole (25 et 26 juillet), concernant l’examen du baccalauréat, requiert l’aval du gouvernement car s’inscrivant dans le cadre du système national des examens ». Plus explicite, la ministre a indiqué que son département s’attelait à réunir les propositions issues de cette conférence en vue de les soumettre au gouvernement avant la fin septembre. Rappelons que les participants à la Conférence avaient préconisé une réduction du volume horaire des épreuves du baccalauréat et l’organisation de deux sessions du BAC, la première devant sanctionner la 2ème année secondaire et la seconde au terme de la troisième année secondaire.
Commission d’experts pour une dernière lecture des manuels scolaires. Par ailleurs, la première responsable au département de l’éducation, a annoncé, l’installation d’une commission chargée de la relecture de la nouvelle version des manuels scolaires, toutes matières confondues, et la correction d’éventuelles erreurs avant l’édition et avant approbation en vue de corriger les erreurs relevées dans les livres scolaires les années écoulées.
La ministre a indiqué que ses services procédaient à la « réécriture des programmes et des nouveaux manuels en prévision de l’année scolaire 2016-2017, notamment ceux destinés aux classes de première et deuxième année primaire et première année moyenne ».
La ministre, n’a pas manqué de réitérer son engagement d’assurer l’égalité des chances pour la réussite de tous les élèves à travers la consécration des concepts d’équité et de qualité et par la mobilisation de tous les moyens matériels, humains et pédagogiques. Rappelons que la ministre a choisi la ville de Skikda pour donner le coup de starter de la rentrée scolaire des élèves.
Lamia Boufassa

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