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25 février 2024
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Réforme de la Ligue arabe : une nécessité, selon Messahel

«Nous sommes dans un contexte mondial et régional différent marqué par la globalisation ; donc il est important que la Ligue arabe s’y adapte ».

Par cette déclaration faite, hier, lors du point de presse, consacré à l’évaluation des résultats auxquels a abouti le 27ème Sommet de la Ligue des Etats arabes, tenu le 25 du mois en cours à Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, et à la réunion du Forum de coopération sino-africain prévue pour se tenir aujourd’hui et demain, à Pekin, Abdelkader Messahel, ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, a, à l’évidence, voulu faire part de l’insatisfaction ressentie par l’Algérie du peu, pour ne pas dire, de l’absence, de considération accordée, par les autres participants à la rencontre de Nouakchott, à sa proposition de réforme de l’organisation panarabe. Une insatisfaction d’autant plus vive que l’Algérie, a-t-il tenu à le rappeler, n’a pas eu de cesse, depuis le Sommet que sa capitale a abrité en 2005, de travailler à la concrétisation de cet incontournable objectif ; incontournable, a-t-il précisé, de par « la nécessité qu’a la Ligue arabe à se réformer afin de s’adapter à la nouvelle conjoncture régionale et internationale marquée par la globalisation ». Un rappel qui sonne comme une dénonciation et de la marginalisation qui semble être ainsi imposée à l’Algérie par les actuels «Etats forts» de la Ligue (arabe) et de l’inconséquence, apparente, de ces derniers ; cette dernière ressortant du hiatus existant entre le constat fait, par les dirigeants arabes, de la gravité de la situation prévalant dans le monde arabe et de la faiblesse de la coordination entre les pays y appartenant, et leur absence de volonté à entreprendre une telle réforme. Sauf que, en diplomate chevronné qui se refuse à insulter l’avenir, Abdelkader Messahel n’a pas manqué de se féliciter de « la poursuite « du processus de réformes qui a été mis en place ces dernières années ». Dans ce cadre, il a annoncé la tenue, le 3 août prochain, dans la capitale égyptienne, d’une réunion qu’il a qualifiée « d’importante », des représentants permanents des pays membres qui aura pour tâche, a-t-il dévoilé, « de faire des propositions (de réformes) » qui seront présentées à la conférence ministérielle qui se tiendra le 3 septembre 2016, toujours au Caire. C’est en usant du même ton diplomatique que le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe a abordé les autres sujets traités par le 27ème Sommet de Nouakchott. S’abstenant de toutes critiques quant au caractère général dont ces sujets y ont été traités, il a préféré mettre en exergue la concordance qu’il dit exister entre les approches algérienne et arabe quant à leur résolution. Non sans, au passage, rappeler que l’approche algérienne «a toujours privilégié la solution politique (dans) ces conflits, le dialogue entre les différentes parties (y impliquées), et les solutions sous l’égide des Nations unies, basées sur le respect de l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de ces pays ». Un rappel qui n’est pas du tout innocent, surtout, dans sa dernière partie relative «aux solutions sous l’égide des Nations» : celui-ci sonnant comme une critique à peine voilée contre les pays membres de la Ligue arabe, l’Arabie saoudite, notamment, qui sont impliqués dans des actions qui se déroulent en dehors du cadre onusien. Restant dans le cadre des satisfactions de la partie algérienne, Abdelkader Messahel, s’est félicité, une fois n’est pas coutume, sommes-nous tentés de dire, « de la reconnaissance », par les participants au Sommet de Nouakchott, « de l’importance de la contribution de l’Algérie dans la lutte antiterroriste ». Notamment par l’organisation sur son territoire de nombre de conférences internationales ; telles, entre autres, celles portant sur « la déradicalisation, sur « le rôle des réseaux sociaux et la cybercriminalité». Et par l’organisation, entre les 7 et 9 septembre prochains, d’une autre aussi importante qui portera sur « la démocratie comme vecteur essentiel de la déradicalisation ».
Mourad Bendris

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