Escrime

Raouf Bernaoui, président de la Fédération algérienne d’escrime, fait le bilan du Championnat d’Afrique (jeunes catégories) : «Des progrès notables»

Le président de la Fédération algérienne d’escrime, Raouf Bernaoui, s’est félicité des «progrès notables» réalisés par l’escrime algérienne au plan africain, après la deuxième place obtenue par l’Algérie au championnat continental «jeunes catégories» dans les trois armes (Epée, fleuret, sabre) clôturé vendredi à Alger.

«Aujourd’hui, l’escrime algérienne s’est hissée au deuxième rang africain juste derrière l’Egypte, après avoir occupé auparavant la troisième place derrière le Sénégal», a affirmé Raouf Bernaoui à l’APS, en marge du championnat d’Afrique «jeunes catégories» filles et garçons, tenu à la salle Harcha-Hacène d’Alger, remportée par l’Egypte devant l’Algérie qui a récolté 28 médailles (5 or, 10 argent et 13 bronze). Le tournoi continental d’Alger a été marqué, selon le président de la Fédération algérienne, par la domination de l’Egypte et de l’Algérie qui «ont remporté la plus grosse part des médailles mises en jeu, ce qui illustre notre avancée notable dans la hiérarchie africaine». Louant la prestation des escrimeurs algériens lors de la compétition d’Alger, Bernaoui a estimé que la révélation de la saison, est incontestablement l’athlète Nora Kahli qui, malgré sa blessure, a atteint les quarts de finale «sabre-juniors», sachant que cette athlète a fait sensation lors des récents championnats méditerranéens en décrochant une médaille d’or. Il a également mis en exergue les qualités et potentialités affichées par quelques jeunes athlètes, à l’image Fellah Adam Dani et Meriem Mebarki (Fleuret) qui se sont brillamment illustrés. Bernaoui a expliqué l’importante présence d’athlètes issus de la catégorie minimes (garçons et filles) par la volonté de la FAE de «les mettre dans le bain et les faire gagner en expérience», ajoutant que personnellement, il a été «très satisfait de leur rendement», surtout que les concernant, «le but principal n’était pas en premier lieu de gagner des titres, mais de se frotter au haut niveau» et de s’aguerrir ainsi en prévision de l’avenir. Le président de la FAE a évoqué par la même occasion sa «joie» de revoir l’international junior en fleuret masculin Salim Haroui «revenir à son meilleur niveau», lui qui a été absent pendant deux ans à cause d’une blessure. Certes, Haroui s’est contenté de la médaille d’argent lors de ces championnats d’Afrique, après sa défaite en finale, toujours est-il que son rendement a épaté Bernaoui. «Haroui a perdu contre l’Egyptien Hamza Mohamed, qui n’est autre que l’actuel champion du monde de la catégorie. Donc, pour un retour, après deux ans d’absence, sa médaille d’argent peut-être considérée comme un très bon résultat» lui a-t-il accordé comme circonstances atténuantes.

Relance de l’Union nord-africaine et organisation de championnats U13 et U15
Dans un autre registre, Bernaoui a annoncé la relance de l’Union nord-africaine d’escrime (UNAE), comportant quatre pays membres, à savoir : l’Algérie, l’Egypte, la Tunisie et la Libye. «C’est un grand pas que nous venons de franchir avec la relance de cette instance, surtout que cela permettra l’organisation de compétitions nord-africaines pour les moins de 13 ans et les moins de 15 ans», a-t-il ajouté, en précisant que la direction de l’UNAE sera périodique. C’est-à-dire que les pays membres se succèderont à tour de rôles sur sa présidence. Celle-ci «commencera par l’Egypte» avant de passer dans un autre pays, au moment où «le secrétariat général sera assuré à partir d’Alger, par le biais de Hocine Ameziane», a-t-il encore précisé. L’Algérie et l’Egypte ont profité de l’occasion pour signer un accord de partenariat, ciblant à promouvoir la discipline à travers l’échange d’expériences, aussi bien en termes d’athlètes, d’entraîneurs et d’arbitres. «On se réjouit de la signature de cet accord avec l’Egypte, car elle représente un vrai pôle de l’escrime en Afrique. Ce partenariat devrait donc nous apporter énormément» a espéré Bernaoui, qui a confié au passage avoir d’autres propositions de partenariat après l’accord signé déjà avec l’Italie, qui est aussi une grande nation d’escrime. Un total de 300 athlètes (garçons et filles) représentant 12 pays ont pris part à cette étape d’Alger, comptant pour les Championnats d’Afrique des jeunes catégories (trois armes). Il s’agit de l’Algérie (pays organisateur), la Tunisie, le Maroc, l’Egypte, le Nigeria, le Ghana, le Cameroun, l’Afrique du Sud, la RD Congo, la Libye, le Mali et le Sénégal.
L’Algérie a engagé un total de 54 athlètes, dont 27 filles, qui étaient encadrés par un staff de six entraîneurs, à savoir : Chahira Soudani et Anis Hamami (fleuret), Ahmed Ben Yahia et Zoheïr Terkhani (épée), ainsi que le Sénégalais Mamadou Keita et la Sud-Coréenne Shin Me Lee (sabre).