Lamamra

RAMTANE LAMAMRA, HIER, À BERLIN «L’État a répondu aux attentes du peuple algérien»  

Ramtane Lamamra, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères,  a estimé, hier à Berlin, où il poursuit sa tournée européenne, que l’état a «répondu aux attentes du peuple algérien». Dans la conférence de presse qu’il a animée conjointement avec son homologue allemand, Lamamra a également affirmé que l’Algérie était «capable de surmonter cette étape» dans une allusion aux manifestations populaires contre le pouvoir depuis le  22 février dernier. «Je rassure mes amis de par le monde que l’Algérie est capable de surmonter cette étape», a dit le chef de la diplomatie  algérienne Et face aux accusations qui lui sont portées de vouloir internationaliser la question algérienne en allant quêter des soutiens en Europe, Lamamra  n’a pas manqué de répondre indirectement aux acteurs politiques. «La non-ingérence dans les affaires internes des pays tiers est un principe fondamental de notre politique étrangère hérité aussi de notre révolution et du combat de l’Algérie au sein de l’organisation des pays non-alignés», a-t-il souligné. Et d’ajouter : «Nous sommes donc soucieux de la non-ingérence étrangère dans nos affaires internes».
Ramtane Lamamra est, par ailleurs, resté sur la même ligne de défense par rapport à la feuille de route du président Bouteflika en réitérant que la «Conférence nationale inclusive» devrait induire le changement du système en Algérie et qu’elle sera couronnée par «l’élection d’un nouveau président de la république». Le chef de la diplomatie algérienne, qui est arrivé  à Genève, doit prendre part à la table ronde qui débute ce jeudi,  sur le processus de négociations de paix au Sahara occidental. La participation de Lamamra a semé la panique au Maroc compte tenu de sa fermeté et de sa connaissance approfondi de la question du Sahara occidental. Une question de décolonisation qui passe inéluctablement par l’exercice du peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination. Et ce, sont ses positions qui ont déchaîné le lobby marocain et ses relais à Alger à lancer une violente campagne contre un diplomate à l’aura international que lui envie  beaucoup de ses piètres prédécesseurs.

Mokhtar Bendib