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PROPRIÉTÉ DES QUOTIDIENS EL WATAN ET EL KHABAR : L’imprimerie Simprec de l’Est réduite en cendres

Un violent incendie a ravagé, hier, vers 5 heures du matin, l’imprimerie «Simprec», basée à Constantine et appartenant aux quotidiens nationaux El Watan et El Khabar, a-t-on appris dans un communiqué conjoint, publié sur le site web du journal francophone.

à la lecture des détails rapportés par la même source, on constate de fait les dégâts matériels importants provoqués à l’édifice de l’imprimerie, par un incendie qui n’a fort heureusement pas causé de victimes parmi le personnel travaillant dans cette imprimerie, d’où est tirée une grande partie de numéros des deux journaux.
Ainsi, le sinistre «a emporté tout le bâtiment étalé sur 4300 m². Les 32 camions et les nombreuses équipes de la protection civile ont tout fait pour éteindre le feu, mais les dégâts sont considérables, tels que détaillés par le directeur de l’imprimerie, Lamine Khattabi», pouvait-on lire sur le même communiqué, qui fait part également de l’anéantissement d’un important lot de journaux en stock, de matériels et autres produits destinés aux fonctionnement des rotatives de l’imprimerie. Soit «480 tonnes de stocks de journaux invendus destinés au recyclage, 6000 fardeaux d’alvéoles destinés à l’exportation, 52 tonnes de papier arrivés la veille du sinistre, en plus d’un stock d’encre de six mois d’impression, des stocks de pièces de rechange et de produits d’entretien, des équipements propres aux deux lignes de production et toute la partie administrative composée d’une vingtaine de bureaux», qui sont partis en fumée, déplore le même quotidien.
«Le bilan des pertes est très lourd», constate de visu la direction du journal qui a repris le témoignage des employés de l’imprimerie sur place, et qui «avaient du mal à cacher leur stupeur et une sourde colère, trahissant des soupçons d’un acte criminel», a-t-il été précisé. Tout en s’interrogeant sur l’origine de l’incendie, la même source dit, toutefois, attendre les résultats d’une enquête policière menée à l’effet de déterminer les circonstances de l’arrivée de ce sinistre. Quoique, ajoute-t-on, «le directeur de l’imprimerie affirme que le système de sécurité du site est infaillible et que toutes les mesures sont respectées à la lettre».
Enfin, à l’heure où on a communiqué sur cet incendie, une fumée se dégageait toujours du bâtiment et se rendait visible à des kilomètres à la ronde. D’ailleurs, «une armada de pompiers et d’éléments de la police scientifique occupe le site», conclut le communiqué.
Farid G.