Mariages

POURTANT INTERDITES ET PUNIES PAR LA LOI : Des fêtes grandioses au vu et au su de tous

Au moment où la majorité des citoyens se mobilisent, avec leur solidarité légendaire, pour aider les établissements hospitaliers, et les personnes atteintes de la Covid-19 afin de dépasser cette période sanitaire critique, dans laquelle nous enregistrons quotidiennement plus de 1500 cas contaminés, certaines personnes inconscientes continuent d’abandonner les gestes barrières et ignorer les consignes sanitaires des autorités. En effet, les célébrations collectives des fêtes de mariage et autres occasions encourageant les rassemblements de personnes sont interdites et même un délit puni par la loi comme ce fut le cas il y a quelques jours à Jijel.
Malheureusement, l’inconscience de la gravité de la situation sanitaire actuelle chez certaines personnes à la capitale comme à d’autres wilayas du pays, persiste, en continuant leur relâchement dans les gestes barrières tout en contrevenant les lois et les décisions des autorités qui ont pour objectif d’empêcher la propagation du virus notamment le variant Delta qui fait chaque jour des dizaines de victimes dans la population, parmi ces mesures le réaménagement du confinement aux 35 wilayas de 20h00 à 6h00 et ce, pendant 10 jours, au regard de la recrudescence des cas de Covid-19 ces derniers jours à travers le pays.
Ainsi et malgré que l’État a précisé que cela s’inscrit dans l’objectif de préserver la santé des citoyens et à les prémunir contre tout risque de propagation du virus mortel ces décisions visent, au regard de l’aggravation de la situation épidémiologique et de l’accroissement rapide du nombre de contaminations, à adapter et à renforcer le dispositif actuel de protection et de prévention.
Tout en suspendant les transports en commun les week-end, la limitation à la vente à emporter uniquement des activités des cafés, restaurations, fast-food et espaces de vente de glace, la fermeture des espaces récréatifs de loisirs et de détente, des lieux de plaisance et les plages, avec l’interdiction de tout type de rassemblement de personnes et de regroupement familial, notamment la célébration de mariages et de circoncision et autres événements.
Sauf que dans ce point précis les citoyens, continuent à célébrer leurs mariages et autres évènements comme la réussite au bac ou l’obtention du diplôme universitaire, d’ailleurs vendredi, en passant par la cité Amirouche à Hussein Dey, et à Bab El Oued des cortèges de fêtes passaient en plein jour, après avoir traversé des routes, dont le Boulevard du 1er novembre en passant par le siège de la DGSN sans qu’il soient inquiétés. Les cortèges passaient avec des klaxons et des chants et des youyous…le tout sous les regards des policiers et des citoyens laissés pantois. « Pourquoi les cortèges n’ont-t-ils pas été stoppés par les services de sécurité dès lors que c’est interdit par la loi ? », s’interrogent des citoyens.
En revanche, à Tlemcen par exemple comme à Blida, la police a eu recours à la fermeture des salles de fêtes dont les propriétaires ont enfreint les mesures réglementaires interdisant l’organisation des fêtes en cette période et une procédure judiciaire a été engagée sur ces affaires pour mise en danger directe de la vie d’autrui et infraction au protocole sanitaire de prévention contre la propagation de la pandémie.
Point de satisfaction tout de même, fort heureusement d’ailleurs, nombreux sont les citoyens qui se sont conformés au respect des mesures barrières et continuent de se diriger aux centres et points de vaccination, encourageant ce comportement pour sortir de la crise actuelle, qui s’est transformé chez certains à une occasion de gain facile, à l’instar des fast-foods et des cafés qui ont doublé les prix de leurs produits et cela en l’absence des agents de contrôle du ministère du Commerce.
Sarah Oubraham