Mona Juul a démissionné de son poste d’ambassadrice de Norvège en Jordanie, également accréditée en Irak, après les révélations concernant ses contacts avec Jeffrey Epstein, a déclaré dimanche le ministère norvégien des Affaires étrangères. Le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide a qualifié cette démission de « juste et nécessaire », affirmant que les contacts de Mme Juul avec le délinquant sexuel condamné témoignaient d’un « grave manque de jugement » et rendaient difficile le rétablissement du niveau de confiance requis pour ce poste, a indiqué le ministère dans un communiqué. Mme Juul avait été relevée de ses fonctions la semaine dernière pendant que le ministère examinait sa connaissance de M. Epstein et ses contacts avec lui, selon le ministère. Le ministère a déclaré que son enquête interne se poursuivrait même après la démission de Mme Juul, en accordant une attention particulière aux règles qui s’appliquent aux employés et aux fonctionnaires de l’Etat, tant en service qu’en dehors du service. Par ailleurs, le ministère a déclaré avoir lancé un examen de ses subventions et de ses contacts avec l’Institut international pour la paix pendant la période où le mari de Mme Juul, Terje Rod-Larsen, dirigeait l’organisation. M. Eide a qualifié les informations qui ont émergé des contacts de M. Rod-Larsen avec M. Epstein de « très étendues » et « très préoccupantes », ajoutant qu’il ne faisait « aucun doute » qu’il avait fait preuve d’un mauvais jugement. Jeffrey Epstein, décédé en 2019, était un financier américain accusé de trafic sexuel. Le ministère américain de la Justice a déclaré le 30 janvier avoir publié plus de 3 millions de pages supplémentaires de documents en vertu de la loi sur la transparence des dossiers Epstein, qui, selon lui, a été promulguée par le président Donald Trump en novembre 2025. Okokrim, l’autorité nationale norvégienne chargée d’enquêter et de poursuivre les crimes économiques et environnementaux, a déclaré jeudi avoir ouvert une enquête sur l’ancien Premier ministre Thorbjorn Jagland pour suspicion de corruption aggravée sur la base des informations contenues dans les dossiers Epstein, soulignant ses fonctions passées, dont celles de président du Comité Nobel norvégien et de secrétaire général du Conseil de l’Europe.
R. I.












































