De source italienne, reprise par les médias, le gouvernement italien envisage d’accroître ses importations de gaz naturel en provenance d’Algérie et d’Azerbaïdjan.
Il s’agit de faire face à l’impact de l’agression américano-sioniste contre l’Iran sur les approvisionnements énergétiques de l’Italie et garantir les besoins du marché local. Le site web italien HuffPost a révélé que la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a tenu une réunion urgente avec les hauts dirigeants d’Eni et de Snam au Palazzo Chigi afin d’examiner la situation et d’analyser l’impact des tensions sur les marchés de l’énergie et l’économie, et étudier d’éventuelles mesures d’atténuation à court et moyen terme. Le HuffPost a rappelé que l’Italie est fortement dépendante du gaz importé, le gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar représentant environ 33,6 % de ses importations totales. Dans cette situation, l’Algérie constitue une option stratégique pour compenser toute pénurie d’approvisionnement potentielle. L’équipe de coordination de l’approvisionnement en gaz de l’Union européenne doit se réunir mercredi pour discuter des moyens de garantir des solutions alternatives et d’assurer la stabilité du marché face à la crise. Les experts font remarquer que les approvisionnements en gaz naturel liquéfié (GNL), notamment en provenance du Qatar passent par le détroit d’Ormuz et 20 % des flux mondiaux de GNL y transitent. Hier, l’Iran a annoncé le contrôle total du détroit d’Ormuz, tandis que CNN rapportait que « seuls deux pétroliers transportant du pétrole et des produits chimiques ont traversé le détroit lundi ». Hier, Qatar Energy a déclaré un cas de force majeure. Dans un communiqué, la société a déclaré : « Suite à l’annonce par Qatar Energy de la suspension de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) et de produits dérivés, Qatar Energy annonce avoir informé ses clients acheteurs concernés de cette déclaration de force majeure.» Le communiqué ajoute : « Qatar Energy attache une grande importance à ses relations avec toutes les parties prenantes et continuera de fournir des mises à jour. » L’inde, également, est fortement menacé par l’impact de l’agression américano sioniste contre l’Iran. Des médias ont fait savoir que Petronet LNG, le principal importateur indien de GNL, a mis en garde contre un risque de perturbations dans certaines de ses opérations en raison de la guerre au Moyen-Orient. Il a indiqué que les navires ne pouvaient pas transiter en toute sécurité par le détroit d’Ormuz pour atteindre « Ras Laffan, le port de chargement de QatarEnergy.
Les mêmes sources rappellent que cette entreprise qatarie, qui a suspendu sa production de GNL en début de semaine, est un fournisseur essentiel de l’importateur indien. Petronet LNG a déclaré avoir émis un avis de force majeure à QatarEnergy, a précisé cette source qui a ajouté que l’importateur indien a envoyé des avis de force majeure à ses « acheteurs » ou clients nationaux, dont GAIL (India), Indian Oil Corporation et Bharat Petroleum Corporation. Hier, lors de la Conférence africaine sur l’énergie au Cap, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a déclaré que l’escalade du conflit au Moyen-Orient exerce déjà une pression sur les chaînes d’approvisionnement en Afrique et entraîne une hausse des prix de l’énergie. Il a fait observer que les bouleversements de la situation géopolitique mettent en évidence la vulnérabilité des économies africaines dépendantes des importations. »
A ce propos, les experts soulignent que les prix du pétrole et du gaz ont fortement augmenté suite à l’agression américano-sioniste contre l’Iran et à la riposte de Téhéran, entraînant la fermeture d’installations pétrolières et gazières dans toute la région tout en perturbant la navigation dans le détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique.
M. R.
















































