Oran

Oran : l’Ile Plane officiellement classée «aire marine protégée»

La commission de la wilaya d’Oran chargée du classement des aires protégées a signé l’arrêté du classement de l’Ile Plane, dite «Paloma», comme aire marine protégée, sur la base d’une étude de classement présentée par l’association écologique marine «Barbarous», a indiqué, jeudi, à l’APS son Secrétaire général. Cette commission a été installée à la fin de l’année 2017, suite à la promulgation d’un décret en 2016 pour la création de commissions locales, au niveau de chaque wilaya, qui se chargent de l’étude des dossiers de classement des aires protégées, alors que le classement se faisait auparavant par une commission nationale, a rappelé Mohamed Amine Chakouri. En effet, l’Ile Plane est la première à être classée comme aire marine protégée par une commission locale, au niveau nationale, a souligné M. Chakouri, ajoutant que le fait qu’une association présente une demande pour le classement d’une aire protégée représente une «première» . D’une superficie de 4 hectares, l’Ile Plane est située à quelque 7 km de la plage de Bousfer (Aïn El Turck). La présence d’espèces animales et végétales endémiques à la région fait d’elle un pool de biodiversité, «ce qui justifie l’impérieuse nécessité de son classement», a noté la même source. L’association n’a cessé d’alerter les autorités sur les risques de dégradation de ce site, fréquenté par des pêcheurs, des plaisanciers et des plongeurs, a indiqué M. Chakouri, qui a salué le travail colossale de la commission qui abouti au classement de l’Ile Plane, en peu de temps.
Par ailleurs, un inventaire des espèces animales de l’île, réalisé par l’antenne d’Oran du Commissariat national du littoral (CNL), fait état de la présence de plusieurs espèces rares.

Secousse tellurique de magnitude de 3,2 dans la wilaya de Blida
Une secousse tellurique d’une magnitude de 3,2 degré sur l’échelle de Richter a été enregistrée samedi à 09h00 dans la wilaya de Blida, annonce le centre de recherche en Astronomie Astrophysique et Géophysique (CRAAG) dans un communiqué. L’épicentre de cette secousse a été localisé à 3 km au Sud-Ouest de Oued Djer, a précisé la même source.

Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts
La Convention internationale sur les zones humides a averti jeudi que ces écosystèmes, parmi les plus riches du monde pour leur biodiversité, disparaissaient à un taux alarmant, sous les effets du changement climatique et de l’urbanisation. Cette convention, signée en 1971 dans la ville iranienne de Ramsar et entrée en application en 1975, est le traité international le plus ancien dans le domaine de la protection de l’environnement. Il a été ratifié par 170 pays.
«Les zones humides disparaissent trois fois plus vite que les forêts», a affirmé la secrétaire générale de la Convention, Martha Rojas Urrego, à l’occasion de la parution de la première édition d’un rapport sur les perspectives mondiales de ces écosystèmes. Les auteurs du rapport expliquent qu’entre 1970 et 2015, environ 35% des zones humides de la planète (lacs et rivières, aquifères souterrains, marécages, oasis, tourbières, estuaires, mangroves, récifs coralliens, etc. mais aussi tous les sites artificiels tels que les bassins de pisciculture et les rizières) ont disparu. Et le rythme de disparition s’est accéléré depuis le début du siècle. Cette «disparition accélérée» est le résultat de grandes tendances telles que les changements climatiques, la démographie galopante et l’urbanisation et de l’impact de l’évolution des modèles de consommation sur l’utilisation des terres et de l’eau dans l’agriculture. C’est «un cri d’alarme», les zones humides fournissant directement ou indirectement presque toute l’eau douce consommée dans le monde, a lancé Mme Rojas Urrego, dans un communiqué. Le rapport montre qu’aucune région n’est épargnée. D’après les experts, les zones humides couvrent actuellement plus de 12,1 millions de km², une superficie plus vaste que celle du Groenland. Entre 13 et 18% sont inscrites sur la Liste de Ramsar des zones humides d’importance internationale et sont protégées.

Equateur : découverte d’une nouvelle espèce de colibri
Une nouvelle espèce de colibri a été découverte en Equateur, qui compte plus de 40% des espèces de ce petit oiseau présent uniquement sur le continent américain. L’animal, qui mesure à peine 11 centimètres, présente au niveau de la gorge un plumage d’un bleu intense, une poitrine blanche marquée de deux bandes noires et une tête vert émeraude.
C’est la première fois que cette variété de colibri est «montrée au monde», a expliqué Francisco Sornoza, ornithologue à l’Institut national de la biodiversité (Inabio) et membre de l’équipe internationale qui a fait la découverte. Cette espèce, baptisée «Oreotrochilus cyanolaemus», a été mise au jour après un an de recherche. La découverte a été rendue publique jeudi dans la revue spécialisée The Auk. Cela fait trente ans que l’Equateur, petit pays à la riche biodiversité, n’avait pas enregistré de nouvelle découverte de colibri, a rappelé Francisco Sornoza. Même si les oiseaux sont des animaux très étudiés, découvrir une nouvelle espèce est «extraordinaire parce que c’est quelque chose de rare», se rejouit Elisa Bonaccorso, ornithologue vénézuélienne et membre de l’équipe.
L’oiseau vit à entre 3 000 et 3.700 mètres d’altitude. Son habitat est un plateau situé entre les provinces de Loja et El Oro, à la frontière avec le Pérou, près du Pacifique. Avec 1 641 espèces d’oiseaux recensées, l’Equateur abrite un sixième des espèces du monde, selon des données officielles. 132 sont des colibris, représentant plus de 40% des 300 variétés recensées sur le continent américain.

Turquie: un enfant de dix ans tue accidentellement sa grand-mère de 89 ans
Un enfant, âgé de dix ans, a accidentellement tué sa grand-mère octogénaire avec le pistolet de son père qu’il avait pris pour un jouet, a rapporté vendredi la presse locale, indiquant qu’une enquête a été ouverte contre le père. Le garçon a tiré à deux reprises sur sa grand-mère âgée de 89 ans, la touchant mortellement à la tête et à la mâchoire, selon le quotidien Hurriyet. «Il avait pris pour un jouet un pistolet que son père gardait à la maison dans la province d’Aksrary dans le centre de la Turquie», a précisé la même source. Après avoir recueilli son témoignage, la police a placé le garçon sous la garde des service sociaux, selon la même source. Une enquête a été ouverte contre le père pour détention d’une arme non déclarée et pour négligence, selon les médias.

22 personnes mortes après avoir consommé de l’alcool frelaté en Iran
Au moins 22 personnes sont mortes ces dix derniers jours en Iran et une centaine ont été hospitalisées après avoir consommé de l’alcool frelaté de contrebande dans plusieurs provinces du pays, a rapporté samedi l’agence de presse Isna. L’alcool de contrebande peut parfois être frelaté en raison de l’utilisation de méthanol « toxique » au lieu d’éthanol. « 168 personnes ont été hospitalisées en raison d’intoxication due à l’alcool », dans la ville portuaire méridionale de Bandar Abbas, a déclaré Fatemeh Norouzian, responsable locale, citée par Isna. Le couple responsable de la production de cet alcool et leur revendeur ont été arrêtés, selon le chef de la police de Bandar Abbas, Ismaïl Mashayekh. Dans la province septentrionale d’Alborz, trois personnes sont également mortes intoxiquées par l’alcool frelaté. « Ces dernières 72 heures, 25 personnes ont été empoisonnées et trois sont décédées », a affirmé Mehrdad Babayi, à la tête des services d’urgences médicales d’Alborz, en soulignant que le bilan pourrait s’alourdir. Dans la région du Khorassan (Nord-Est), le chef de la police Alireza Mazaheri, a déclaré à l’agence de presse Irna, que trois des 25 personnes empoisonnées dans le secteur ces dix derniers jours étaient décédées.
La police de Khorassan a mené une descente dans une distillerie illégale et arrêté 31 personnes, selon Irna. L’alcool consommé en Iran passe pour être fabriqué clandestinement dans le pays ou introduit en contrebande à partir du Kurdistan irakien ou de la Turquie. La presse annonce régulièrement des décès après la consommation d’alcool frelaté.