Accueil Edito Numérique, l’autre souveraineté

Numérique, l’autre souveraineté

0

Le slogan plaidant des « solutions africaines aux problèmes africains », entonné en chœur par le président Abdelmadjid Tebboune et adopté par l’Union africaine, « n’est plus creux » aujourd’hui. L’Algérie investit, depuis ces dernières années, son temps et son énergie pour le développement multiforme de l’Afrique. Le développement étant une suite logique pour un pays qui avait œuvré, dans un premier temps, pour la paix et la stabilité régionales et continentales. Chemin faisant, notre pays s’est attaqué à cet objectif majeur sur plusieurs fronts. Les chantiers de la souveraineté politique (autonomie de décision), énergétique, alimentaire, sanitaire… en Afrique sont ainsi ouverts. Il va sans dire que pour aspirer à une souveraineté, plus ou moins totale, l’Afrique doit compter sur ses propres ressources. C’est d’autant plus que l’Afrique représente « l’avenir du monde » qu’il faut anticiper les défis à venir. Le monde évolue rapidement de nos jours. À l’ère du progrès technologique, de l’innovation et des évolutions numériques, le continent doit régler sa montre. C’est dans ce contexte que s’est ouvert, hier à Alger, l’événement « Global africa tech ». Une grande première pour un rendez-vous africain qui se veut une sorte de plateforme d’échanges pour la mise en place de mécanismes devant renforcer la souveraineté numérique du continent. À cette occasion, le président Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé la volonté forte de notre pays de réaliser le progrès numérique intégré en Afrique. Dans un message adressé aux participants à cet événement, il a souligné que l’Algérie est en capacité de devenir un pôle technologique pour le renforcement de la souveraineté numérique continentale. Dans cette optique, il n’est pas exagéré de dire que l’Algérie dispose d’atouts qui la qualifient pour un tel statut. Autrement dit, devenir une sorte de « hub numérique » à partir duquel se tisseront les premiers fils d’une toile qui interconnecterait toute l’Afrique. En effet, l’Algérie a déjà accompli des progrès dans ce domaine. Ces réalisations, dont a fait part le président Tebboune dans son message, répondent aux exigences de l’agenda de l’Union africaine dans le domaine du numérique. Le « Global africa tech » en conclave à Alger compte, à ce sujet, plancher sur quatre grandes problématiques liées à la souveraineté numérique de l’Afrique. On l’aura tout de suite constaté. Autrement que notre pays en a lancé les chantiers au niveau local. Il s’agit de la sécurité et de la résilience des câbles sous-marins et infrastructures portuaires intelligentes. De deux, du développement des corridors de fibre optique (la Dorsale transsaharienne) et centres de données régionaux. De trois, du déploiement de la 5G et systèmes de connectivité autonomes. Et, enfin, du développement de satellites de communication en Afrique sous l’égide de l’Agence spatiale africaine.

Farid Guellil

Article précédentDécès de l’ancien président de la République, le moudjahid Liamine Zeroual : trois jours de deuil national
Article suivantTizi-Ouzou : Extension de la garde pharmaceutique 24h/24 dans quatre daïras