Makri

MSP S’EXPRIME SUR LE COVID-19 : À quoi joue Abderrezak Makri ?

Lors d’une réunion de son bureau exécutif à laquelle ont participé les membres du Conseil consultatif, faite dimanche via la technologie de visioconférence, le Mouvement de la société pour la paix présidé par Abderrezak Makri ; actualité oblige, l’épidémie du Coronavirus et l’état des lieux dans le pays ont été abordés.

Ce qui est d’ordinaire pour un parti politique appelé à s’impliquer aussi bien pour sensibiliser les citoyens sur le danger de santé publique que d’interpeller, si besoin est, les autorités à ce sujet. Sauf que, la formation politique islamiste a raté son plaidoyer, à lire le communiqué sanctionnant les travaux de cette réunion. Et pour cause, à défaut de suggérer ce qui devrait être pris comme décisions en haut lieu face à une épidémie qui a fait, à hier, 230 cas confirmés pour 17 morts, Makri surfe sur la vague pour tenter, encore une fois, de capitaliser toutes les actions faites sur le terrain allant dans le sens d’endiguer la propagation du Covid-19. Sinon, comment expliquer le fait qu’il appelle à ce qui a pris cours à travers les villes et villages du pays comme mesures de prévention ? Comment expliquer encore qu’il n’a soufflé mot sur les décisions prises ou que devra prendre le président de la République, surtout que la quasi-majorité des parties politiques et de la société civile suggèrent d’aller vers l’instauration de l’état d’urgence sanitaire et le confinement général ? Connu pour ses positions ambivalentes qui le font basculer d’un camp vers l’autre, Makri n’a pas dérogé à la règle, même lorsqu’il s’agit d’un cataclysme qui s’appelle une pandémie mondiale. Au lieu de mettre la question au centre des préoccupations de son parti, il saute sur l’occasion en vue de se réapproprier ce auquel il ne peut aspirer pourtant. Si maintenant il fait mine d’oublier, l’opinion publique garde en mémoire ses positions vis-à-vis du Mouvement populaire, contre lequel il change d’opinion aussitôt il convoite une offre alléchante de la part du pouvoir. Décidemment, Abderrezak Makri n’a pas évolué même dans ce contexte pandémique mondial qui prélude à un bouleversement à tous les niveaux d’ici quelques mois.
F. G.