Médéa : Visite guidée à l’ancienne cité antique «Rapidum»

Une visite guidée sur le site de l’ancienne Cité antique «Rapidum» dans la commune de Djouab à l’est de Médéa, a été organisée lundi, au profit d’étudiants de l’université de Tlemcen, de membres de l’association caritative «Ness-el-Kheir» et de citoyens, à l’occasion de la célébration de la 3è édition «Patrimoine de Rapidum». Initiée par la direction du musée régional des arts et des traditions populaires de Médéa, cette visite vise à «faire connaître» aux participants l’un des plus importants vestiges historiques de l’époque romaine que recèle la wilaya, apprendre davantage sur l’architecture romaine, les techniques et les matériaux utilisés lors de la construction de cette cité, outre la sensibilisation de ces derniers sur l’importance de la préservation du patrimoine national. Cette virée «thématique» est une opportunité aux participants pour faire une «immersion» dans l’histoire de la région, en particulier cette période de l’occupation romaine, la plus ½ riche « en terme de vestiges et de monuments historiques, et donc susceptible de représenter un intérêt pour ces étudiants et tout ceux qui s’intéressent au patrimoine et l’histoire de Médéa, selon les organisateurs. La Cité antique de «Rapidum» est située dans la commune de Djouab, à 80 km à l’est de Médéa, et s’étend sur une dizaine d’hectares. Le site, dont il ne subsiste, aujourd’hui, que des ruines, abritait, vers l’an 122, un camp militaire romain qui va se transformer, quelques années plus tard, en une ville prospère où se côtoyaient des vétérans de l’armée romaine et des paysans et artisans, venus des villes limitrophes. «Rapidum» avait une vocation militaire et faisait partie, à ce titre, d’un dispositif de défense mis en place par les romains pour se protéger contre l’invasion des troupes ennemies. Le camp militaire accueillait, au début, un détachement de 500 militaires, répartis entre fantassins et cavaliers, qui va se renforcer, à partir de l’an 167, de populations civiles et ne tardera pas à se transformer en une ville prospère, grâce à l’agriculture et au commerce.