Marché

MARCHÉ DE VÉHICULES DE TIDJELABINE À BOUMERDÈS : Affluence timide au premier jour de sa réouverture

Quelques jours seulement après l’annonce du ministre du Commerce Saïd Djellab, en déplacement jeudi à El-Taref, sur l’examen d’un éventuel retour de l’importation des véhicules d’occasion de moins de cinq ans, le marché de véhicules d’occasion de Tidjelabine dans la wilaya de Boumerdès a rouvert ses portes. En effet, après une fermeture qui a duré une période de deux mois, le célèbre marché de Tidjelabine a rouvert ses portes samedi dernier, pour accueillir les vendeurs et acheteurs.
Ainsi, après deux mois de fermeture, rappelons-le depuis le 22 juin dernier, le marché des véhicules d’occasion de Tidjelabine a repris de nouveau son activité suite à la réussite de l’avis de location aux enchères lancé par l’Assemblée populaire communale de Tidjelabine.
Un privé avait remporté, il y a quelques jours, l’appel d’offre à la location lancé par la commune, en louant la totalité du marché d’une superficie globale de 14 hectares soit, pas moins de 140 000 m2, pour plus de 175 millions de dinars (17,5 milliards de centimes).
À noter que les autorités locales avaient également annoncé que «le marché en question devrait rouvrir le 31 août.»

Les prix exorbitants repoussent les acheteurs
Pour ce qui est des ventes au niveau de ce marché considéré comme la «bourse» des véhicules d’occasion, celles-ci n’ont pas encore décollé, «à défaut d’annonce officielle de la réouverture de ce marché», a estimé un revendeur, qui s’est plaint, de la « faiblesse de l’affluence des acheteurs.»
Mais, selon le commun des acheteurs en déplacement pour trouver leur coup de cœur, les prix pratiqués sont «inabordables». Ils préfèrent «attendre une éventuelle baisse des prix de véhicules pratiqués, si le gouvernement donne son accord pour le dégel définitif de l’importation des voitures de moins de trois ans ou moins de cinq ans», comme nous l’a précisé Salim.
Enfin, il y a lieu de rappeler que le ministre du Commerce avait d’ailleurs déclaré jeudi dernier, que «l’un des objectifs de l’importation des véhicules d’occasion est de faire pression sur les prix des véhicules fabriqués localement. Cela constituera un facteur externe favorisant la baisse des prix, et permettre de donner une chance au citoyen d’acquérir un véhicule selon ses moyens.»
Mohamed Amrouni