Marché à Blida : quand donc s’arrêtera la hausse des prix ?

Dès le 1er janvier écoulé, une frénésie qui semble ne pas prendre fin s’est emparée des commerçants et des artisans, dans tous les secteurs d’activité. Là où vous vous dirigez, vous êtes accueillis par un ‘Allah Ghaleb, tout a augmenté’ et on vous assène le nouveau prix, avec le sourire en prime.
A part le lait, tous les produits ont connu des augmentations sensibles de leurs prix, une augmentation qui va de 10 à 50% selon la marchandise, le lieu, le commerçant et l’air du moment. Des plus petites aux plus grandes choses sont vendues plus cher encore, sans qu’il y ait nulle explication plausible. Si vous allez prendre une douche, on vous réclamera 70 DA pour l’eau au lieu de 50 DA il y a quelques semaines, c’est la même chose pour les gâteaux qui ont doublé de prix, les légumes secs, les fromages, les limonades, les produits cosmétiques, le transport, les services. Pour les légumes, les fruits, les viandes blanches, la courbe ascendante a été contrée par l’offre qui a largement dépassé la demande et par la retenue des ménages qui ne savent plus où donner du … portefeuilles ! Pour les fruits et légumes et alors que tout le monde préfère acheter chez les vendeurs qui présentent leurs marchandises sur les bords de la route car, croient-ils, c’est moins cher, un tour au marché local nous fournit la preuve vivante que les prix pratiqués sont beaucoup plus élevés que ceux des à l’intérieur des marchés. Il y a seulement quelques jours, un citoyen a payé, chez un vendeur au bord de la route, la courgette et l’aubergine à 85 DA pour trouver les mêmes légumes, une demi-heure plus tard, à 50 DA dans les marchés couverts. C’est la même chose pour la tomate et la plupart des autres légumes. L’explication qui nous a été donnée par l’un de ces vendeurs laisse plus d’un interloqué : « vous savez, il y a certains légumes que nous vendons moins cher, comme la carotte par exemple dont des quantités très importantes sont mises sur le marché, mais nous récupérons avec l’augmentation des prix des autres légumes ce que nous perdons avec la carotte, nous sommes obligés de faire ainsi sinon nous ne nous retrouverons jamais », nous a-t-il expliqué. Ailleurs, chez l’épicier, il vous informe qu’il ne fait que répercuter sur vous les augmentations qu’il subit auprès des grossistes : « je ne vais quand même pas travailler pour rien », argue-t-il. Les autres ont augmenté les prix, nous payons plus cher, ce n’est pas de ma faute, le carburant a aussi augmenté, sont certains des arguments déployés par les commerçants alors que les artisans trouvent qu’ils sont obligés de payer encore plus cher tout ce qu’ils achètent, ils doivent donc gagner plus pour leurs dépenses, et le pauvre smicard ou le retraité dans tout cela, comment vont-ils faire pour augmenter leurs revenus ?
Hadj Mansour