Corruption

Lutte contre la corruption au sein des institutions publiques : L’autre défi majeur à relever

L’Algérie et à l’instar des autres pays africains a célébré, hier, à l’École nationale d’administration à Alger, la Journée africaine de la Fonction publique, qui coïncide également avec la Journée mondiale de la Fonction publique. Les travaux ont été placés sous le thème «combattre la corruption dans les institutions publiques, avec la participation des parties prenantes la promotion du leadership en vue de réaliser les objectifs du développement durable». À cette occasion, le directeur général de la Fonction publique et de la Réforme administrative, M. Belkacem Bouchemal a prononcé lors de son allocution que : «la fonction publique constitue le miroir de l’État et l’outil privilégié dans la préparation des politiques publiques et leur mise en œuvre au regard de son importance et des missions de service public et de puissance publique, dont elle à la charge.» Ajoutant : «pour l’accomplissement de ses missions de plus en plus complexes, la Fonction publique doit être impartiale, performante et qualifiée, en mesure de répondre aux attentes des citoyens et de s’adapter à son environnement. Ces défis imposent une conception rénovée du service public en vue de sa réhabilitation et de garantir son adoption continue, non seulement à son environnement mais également à l’évolution des besoins et des attentes de ses usagers, ce qui permettra le rétablissement et le renforcement de la confiance contre le citoyen et l’État », a-t-il précisé. Concernant la démocratisation de la vie publique et son ouverture sur la société civile, pour lui, cela impose une nouvelle vision des rapports du citoyen avec l’État et l’administration ainsi que le besoin d’associer plus activement le citoyen à la gestion publique, notamment par la promotion de sa participation et de sa contribution à l’évaluation du service public. « Afin de préserver les droits fondamentaux du citoyen, l’organisation et le fonctionnement du service public doivent impérativement être fondés sur les principes d’égalité devant la loi, d’impartialité, de continuité et de transparence et obéir aux règles et principes de la bonne gouvernance dont notamment l’efficacité, l’efficience la transparence de la gestion du service public, la moralisation de l’action publique et le développement de l’éthique professionnelle. C’est dans cette optique que s’est effectué la refonte du statut général de fonction publique algérienne, qui s’inscrit dans le processus de réforme globale engagé par l’Algérie depuis les deux dernières décennies et qui a touché tous les secteurs d’activité de l’État », dira le P-DG de l’ENA.
Lors de son allocution, Belkacem Bouchemal a signalé qu’: « un nouveau système de fonction publique a été inscrit dans une politique de développement d’une culture du service public qui doit être inculquée profondément aux fonctionnaires. Dans cette logique, la mission du service public doit consister exclusivement à répondre aux besoins des citoyens dans le respect de l’État de droit.»
Par rapport à la charte de la Fonction publique africaine adoptée à Addis-Abeba le 31 janvier 2011 et approuvée par l’Algérie par le décret présidentiel n° 12-415 du 11 décembre 2012, les obligations professionnelles auxquelles est soumis le fonctionnaire visent dans leur ensemble à garantir son indépendance et son impartialité, en le plaçant au seul service de l’État et de la collectivité et en l’obligeant à agir exclusivement dans le cadre de la loi et à transcender toutes autres considérations. Bouchemal souligne, dans ce sens que : « ces obligations constituent le cadre d’éthique et de déontologie de la Fonction publique et se traduisent, pour le fonctionnaire, par une conscience morale et professionnels», a-t-il conclu.
Mohamed Wali