L’Opep réagit enfin à la nouvelle situation du marché pétrolier : réunion importante à Moscou le 30 juillet

Avec les changements qu’a connu le marché pétrolier, suite à la levée des sanctions économiques contre Téhéran, les yeux des observateurs du marché du pétrole se tournent vers les prochains pourparlers prévus le 30 Juillet en cours, à Moscou, entre la Russie et l’Organisation des pays exportateurs de pétrole « OPEP ». Alexander Novak, le ministre russe de l’Energie discutera avec le secrétaire général de l’Opep Abdullah al-Badri sur le sujet du retour des exportations de pétrole iranien Après la levée des sanctions économiques, qui devraient contribuer à accroître l’offre mondiale de pétrole brut. Selon les experts, cette réunion devra contribuer à l’élaboration de nouvelles formules de coopération et de coordination entre les principaux producteurs de pétrole brut dans le monde à la lumière des préoccupations croissantes de l’état de l’offre excédentaire, notamment avec la reprise imminente des exportations de pétrole iranien dont le gouvernement de Téhéran cherche à sauter les niveaux pour compenser les pertes nettes qui ont résulté d’une longue période de sanctions économiques. Selon les observateurs, l’Iran est un membre important de l’OPEP et doit coordonner avec le reste des producteurs afin de préserver les intérêts de l’organisation et tous les membres de même, soulignant la nécessité de donner une chance de réduire l’écart entre l’offre et la demande du marché. L’Algérie, ainsi que d’autres pays producteurs de pétrole qui ont été touché, de plein fouet, par la baisse des cours du pétrole, attend donc avec impatience cette réunion et les résultats qui vont en découler. Les répercussions de cette situation sur l’économie nationale sont de plus en plus inquiétantes. Dans une note en date du 12 juillet, la Banque d’Algérie révèle que les recettes de pétrole et de gaz ont baissé de près de 50% au premier trimestre 2015, par rapport à la même période en 2014. Cette baisse vertigineuse des revenus est provoquée par la chute des cours du pétrole au cours des derniers mois. Ainsi, la Banque d’Algérie note que le prix moyen du baril de pétrole est passé de 109,55 dollars à 54,31 dollars entre le premier trimestre 2014 et le premier trimestre 2015. Ce qui rend la situation économique du pays, dépendant des hydrocarbures, extrêmement tendue.
En effet, cette énergie rapporte à l’Algérie plus de 95% de ses recettes extérieures et 60% du budget de l’État. Autant dire que sans pétrole, le pays est en pleine débâcle. Un constat confirmé par la Banque centrale
algérienne qui révèle que, en à peine trois mois, les réserves de change du pays ont fondu de près de 20 milliards de dollars. Elles sont passées de 159,918 milliards de dollars à fin mars 2015 contre 178,938 milliards de dollars fin décembre 2014.
Notons que les cours du pétrole évoluaient sans grande amplitude hier en Asie, pris en tenailles par un dollar fort et l’accord sur le nucléaire iranien qui contrebalancent les signes d’une relance de l’économie américaine. Le cours du baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en août perdait sept cents, à 50,82 dollars, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre cédant cinq cents à 57,05 dollars.
Ines B.

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