De tous les dossiers que notre ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a trouvé sur le bureau, le jour de son entrée en fonction au gouvernement, le 14 septembre dernier, celui de l’imagerie médicale est l’un des plus compliqués à résoudre. Pour l’OMS, c’est un outil « d’importance vitale pour le diagnostic et le traitement de nombreuses maladies ». Avec détermination, il a décidé de prendre ce dossier à bras le corps sans tarder. Jeudi dernier, il était au Conseil de la nation, pour en parler. Il a commencé son intervention par les pannes récurrentes dont souffre l’imagerie médicale. Les réduire constitue pour son secteur, une priorité, a-t-il précisé. Il a annoncé qu’à cet effet « un programme national est en cours d’élaboration ». Il a même abordé les causes de ces pannes en citant : « le retard dans la conclusion et le renouvellement des contrats de maintenance avec les opérateurs concernés, et dans l’approvisionnement des établissements de santé en pièces de rechange nécessaires…(aux) lacunes dans la mise en œuvre des programmes de maintenance et une mauvaise utilisation des appareils médicaux due
au manque de qualification et de formation dans ce domaine ». Ce qui représente deux axes d’intervention (maintenance et formation) pour remettre en marche ces équipements. Il a donné des instructions pour « accélérer la conclusion et le renouvellement des contrats de maintenance et pour prendre en charge immédiatement les pannes constatées, notamment au niveau des appareils à caractère urgent, tout en renforçant les mécanismes de suivi périodique des programmes de maintenance préventive, à travers la détection des premiers indicateurs de panne et l’intervention proactive ». Mais pas que, puisque des actions sont en cours pour « faciliter et accélérer le processus administratif visant à approvisionner les établissements sanitaires en pièces de rechange et à élaborer un cadre réglementaire adéquat pour leur importation selon un cahier des charges bien défini assurant leur maintenance de façon continue, outre l’inventaire périodique et minutieux du parc d’équipements médicaux pour détecter les pannes récurrentes et prendre les mesures nécessaires ». Enfin, il a annoncé l’existence « d’une plateforme numérique de gestion et de maintenance des équipements qui a été développée et qui est actuellement opérationnelle ». Pourtant des centres privés d’imagerie médicale « poussent comme des champignons dans notre pays ». Comment font-ils pour surmonter le problème des pannes et du personnel qualifié ? Ni s’ils ont recours à l’intelligence artificielle (IA) pour la détection précoce et l’aide à l’interprétation des images ? Ce qui pourrait être d’un grand avantage face au manque de ressources humaines tout en augmentant la qualité des soins. Ce qui laisserait plus de temps à la réduction des pannes. Comme pour le paramédical, l’augmentation des capacités de formation est incontournable. Sans oublier de freiner l’appétit de certains privés qui viennent rabioter dans les espaces publics !
Zouhir Mebarki










































