Ligue 1 : les entraîneurs étrangers en net recul

Seulement trois des seize formations de la Ligue 1 algérienne de football ont choisi de faire confiance à des techniciens étrangers en vue de l’exercice 2016-2017 dont le coup d’envoi sera donné vendredi, alors qu’ils étaient neuf sur le banc au cours des premières journées de la saison passée.
Les trois clubs en question sont le CS Constantine, qui a décidé de reconduire son entraîneur franco-portugais Didier Gomes da Rosa, en poste depuis huit mois, la JS Saoura, qui a engagé cet été le Français Sébastien Desabre, dont il s’agit de la première expérience en Algérie et enfin le RC Relizane avec le Suisso-Tunisien Moez Bouakkaz, l’ex-entraîneur de l’USM Bel-Abbès lors de la phase aller de l’exercice 2015-2016.
La différence est de taille par rapport au début de la précédente édition où neuf techniciens étrangers étaient en poste en Ligue 1. Il s’agit d’Alain Michel (CR Belouizdad), Artur Jorge (MC Alger), Bernard Simondi (JS Saoura), Alain Geiger (MO Béjaïa et ES Sétif), Jean-Michel Cavalli (MC Oran), Hubert Velud (CS Constantine), Daniel Darko Janackovic (RC Arbaâ), François Bracci (RC Relizane) et Dominique Bijotat (JS Kabylie). De tout ce beau monde, seul le Français Alain Michel a réussi à se maintenir en poste de la première à la dernière journée.
Il n’a toutefois pas été reconduit malgré la troisième position (ex aequo avec la JS Kabylie) de son équipe à l’issue du championnat.
Ces techniciens étrangers, bien qu’ils étaient présents en force lors de la saison écoulée, n’ont pas empêché de jeunes coachs locaux de leur voler la vedette.

Six coachs maintenus, pas de grand mouvement chez les présidents
Miloud Hamdi et Lotfi Amrouche, pour leur première expérience sur le banc d’une équipe première, ont conduit l’USM Alger et le MC Alger à triompher, respectivement en championnat et en coupe d’Algérie. Un exploit qui n’a néanmoins pas plaidé en faveur des deux jeunes entraîneurs pour garder leurs postes.
Par ailleurs, six clubs de la Ligue 1 seulement n’ont pas changé de coach cet été, en l’occurrence la JS Kabylie, le DRB Tadjenanet, l’USM El-Harrach, le CS Constantine, le NA Husseïn-Dey et le nouveau promu, l’O Médéa. Trois techniciens font leur retour dans la cour des grands, en l’occurrence Nacer Sandjak (MO Béjaia), Djamel Menad (MC Alger) et Omar Belatoui (MC Oran).
Adel Amrouche, ancien sélectionneur du Kenya, lui, s’apprête à vivre sa première expérience d’entraîneur dans le championnat algérien après avoir été nommé à la tête de la barre technique de l’USMA.
Côté présidents, la tendance est en revanche à la stabilité. Seuls deux clubs ont connu l’arrivée de deux nouveaux patrons, en l’occurrence, l’USM El-Harrach avec Mohamed Laib et le CS Constantine avec Mohamed Boulhabib. En fait, ce n’est qu’un simple retour des deux responsables aux affaires de leurs formations respectives.