Zetchi

Les dernières secousses de la CAF confortent les chances de Zetchi : Vers une redistribution des cartes avant les élections du conseil de la FIFA

Tout indique que le président de la FAF, Kheïeddine Zetchi, qui vient d’être testé positif au coronavirus tout comme le sélectionneur national Djamel Belmadi, est déterminé à créer la surprise lors des prochaines élections du comité exécutif de la FIFA programmées en mars 2021.
Zetchi, qui devra faire face notamment aux présidents des fédérations de l’Egypte et du Maroc, Abou Rida et Lekdjaâ, respectivement. En fait, les derniers évènements qui ont secoué la CAF, avec la suspension par la FIFA de son premier responsable, le Malgache, Ahmad Ahmad, devrait jouer en faveur de l’actuel patron du football algérien.
En effet, Ahmad Ahmad, impliqué dans plusieurs affaires de corruption et de mauvaise gestion, pourrait bien emporter avec lui ses deux complices candidats au comité exécutif de la première instance footballistique mondiale.
Zetchi, selon ses propos lui-même, est persuadé que beaucoup de choses vont se produire d’ici à mars prochain, dans un sens qui devrait conduire à une redistribution des cartes concernant les rapports de force au niveau de la CAF.
Sachant que le bras droit de Zetchi, en l’occurrence, Amar Bahloul, avait remporté 21 voix lors des précédentes élections du comité exécutif de la CAF déroulées en marge de la précédente CAN-2019 en Egypte, le boss de la FAF est déjà assuré de l’appui des auteurs de ces voix.
Seulement, il sait pertinemment que cela ne va pas lui suffire pour accéder à la plus haute instance footballistique internationale, d’où le travail de fourmi qu’il a déjà commencé à effectuer auprès de ses pairs présidents des fédérations des pays africains.
Et si l’on croit Zetchi toujours, le retour d’échos est déjà favorable, étant donné que les présidents en question réclament tous le changement au sein de la CAF qui va de mal en pis.
«Je sais que je n’ai pas choisi la façon simple en me portant candidat pour les élections du Conseil de la FIFA, mais je pense que beaucoup de choses vont bouger d’ici au mois de mars 2021. Je vais mettre en place une stratégie pour essayer de nous donner le maximum de chances à cette élection», a fait savoir le président de la FAF.
Avant d’ajouter : «Le football africain a besoin de changement, de sang nouveau pour amorcer une nouvelle ère. Aujourd’hui les fédérations nationales membres de la CAF ne sont pas contentes du mode de gouvernance de cette instance, que je qualifie de catastrophique en matière de gestion. Je me suis entretenu avec beaucoup de présidents de fédérations africaines qui veulent un vent de changement, que je vais essayer de porter le flambeau du changement espéré».
Hakim S.