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Les députés peaufinent leurs questions au gouvernement : L’épidémie de choléra et l’affaire «El-Bouchi» s’invitent à l’APN

À la reprise, aujourd’hui, de la session parlementaire après des vacances de deux mois pour les députés, les débats à l’Assemblée populaire nationale (APN) promettent d’être au bord de la surchauffe.
L’éclatement du scandale d’«El-Bouchi» et les couacs de gestion du département de la Santé de l’épidémie du choléra risquent de perturber le travail du gouvernement, dans l’hémicycle, par l’opposition. En première ligne : Lakhdar Benkhallef, député et ex-président de l’alliance Nahda-Adala-Bina, qui a haussé le ton contre l’exécutif, hier sur sa page sur les réseaux sociaux, en prédisant « une session chaude » et annonçant vouloir déposer des questions au gouvernement sur ces deux affaires qui font toujours l’actualité.
Sur sa question sur la gestion du gouvernement de la maladie très contagieuse du choléra, Benkhallef a reproché au ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, sa sortie tardive sur le terrain et aussi ses déclarations d’éradiquer cette épidémie dans l’espace de trois jours. Pour rappel, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière avait nié ces déclarations du ministre, soulignant même que le ministre n’a pas fait de telles déclarations à la presse.
Le député de Constantine interrogera le gouvernement également sur « le retour inquiétant de cette maladie après 22 ans de sa disparition », critiquant la réaction du gouvernement et son « impuissance » pour y faire face et aussi prendre en charge convenablement les personnes hospitalisées suite au choléra.
Le même député dénonce également la «défaillance en communication» institutionnelle sur cette pathologie qui a eu comme conséquences un mouvement de panique et de psychose au sein de la population. À huit mois de l’élection présidentielle de 2019, le député du Front pour la justice et le développement (FJD) du chef islamiste radical Abdellah Djaballah, ne compte surtout pas laisser le terrain à son rival et frère-ennemi le MSP, formation de l’opposition qui revendique, coûte que coûte son positionnement de leadership en tant que troisième force à l’Assemblée.
Le député, dont les sorties virent souvent à la controverse et la quête du sensuel, a annoncé qu’il interpellera le gouvernement sur l’affaire d’ « El-Bouchi », personnalité qui suscite moult interrogations de part son parcours atypique. « Comment pour une simple personne, qui était, il y a peu, pas plus qu’un gardien de buts, de pouvoir du jour au lendemain remonter jusqu’aux hautes sphères de l’État, et d’entraîner avec lui des ministres et cadres d’État dans un scandale qui a secoué la crédibilité de l’Algérie à l’international et a nui à la confiance entre le citoyen et son gouvernement, à l’intérieur », a-t-il déclaré, précisant qu’il va également demander la présentation à l’institution législative du bilan de chaque gouvernement sortant.
H. M.