Les chants bédouins et l’art des planches donnent le « la » aux semaines de Djelfa et de Mostaganem

Les chants bédouins rythmés d’Ouled Naïl et l’art des planches dans la capitale algérienne du théâtre amateur ont donné le « la » aux semaines culturelles de Djelfa et de Mostaganem, jeudi soir à Constantine. Les membres de la troupe Abderrahmane El-Naass de chant bédouin ont ravi l’assistance nombreuse qui avait pris place dans la salle de spectacles Ahmed-Bey et et les ‘‘ayyay’’ langoureux des chanteurs à la voix puissante ont été chaleureusement applaudis. Les « ambassadeurs » d’Ouled Nail, qui ont pesé de tout leur poids dans cette soirée à laquelle ont pris part les membres de la délégation palestinienne présents sur le Rocher dans le cadre de la semaine culturelle palestinienne en Algérie, ont dévoilé des trésors de la culture djelfaouie. Le poètes Zouaoui Mabrouk et Mohamed Al Ouakal, à la sensibilité à fleur de peau, ont animé un récital poétique melhoun avec beaucoup de sincérité, reflétant la beauté des mots et des images poétiques et évoquant la vie, l’amour et les choses de la vie. La troupe « Al Noudjoum » a pris le relais pour gratifier le public d’un bouquet de chants naïlis modernes avec les chanteurs Kamel Naili, Ferhat Lakhnache, Abdelkader Karfaoui et la chanteuse Naila qui ont subjugué avec une fresque musicale riche et variée qui a longtemps fait danser le public de la salle Ahmed-Bey. Du côté du Dahra, les représentants de la ville de Mostaganem ont ensuite donné le ton avec la pièce théâtrale « Ichhad ya tarikh » (Histoire, sois témoin) produite par la maison de la culture Ould-Abderrahmane Kaki. Mise en scène par Abdallah Benseghir, l’œuvre est une fresque poétique, musicale et artistique évoquant les plus importantes étapes de la guerre de Libération et valorisant « des haltes clés » de l’histoire de la résistance algérienne pendant 132 ans. La jeune Aya Baghdadi, accompagnée d’une chorale, a ébloui avec des passages musicaux glorifiant la lutte armée, sur des poèmes de Larbi Abdelkader mis en musique par Mohamed Amine. Dans une ambiance conviviale, la magie mostaganemoise qui a rapidement opéré, s’est poursuivie, avec le mounchid Belalia Bendehiba qui, en compagnie de sa troupe musicale « Nour El Mustaphaé, a gratifié le public de chants religieux et soufis très appréciés. Inscrite dans le cadre du programme d’activités de la manifestation ‘‘Constantine, capitale 2015 de la culture arabe’’, la semaine culturelle des wilayas de Djelfa et de Mostaganem se poursuivra jusqu’à dimanche prochain. Les artistes d’Ouled Nail proposent, ce vendredi, des tableaux de danses populaires de la région qui seront exécutées par la troupe Al Hidhab, alors que la troupe féminine de musique andalouse Al Fen oua Nachat de Mostaganem promet un voyage saisissant dans le monde de la musique savante. Les Djelfaouis enchaîneront samedi avec un spectacle de marionnettes destiné aux enfants assuré par la troupe Al Manara et un monologue ‘‘Al Fartass’’ de l’artiste Amroune.
Mostaganem prendra le relais avec un cocktail de chants bédouins et châabi avec, à l’affiche, les cheikhs Touhari et Chiker et le chanteur Rachid Kettafa. La soirée de la clôture de cette semaine culturelle, programmée pour dimanche, mettra en vedette le chanteur Abdelkader El Khaldi, côté mostaganémois et, côté djelfaoui, le luthiste Malek Mustapha. Le riche patrimoine culturel, historique et artistique des deux wilayas hôtes de la ville des ponts pourra également être découvert à découvrir de riches expositions multiformes mettant en valeur le savoir-faire et le savoir-vivre des ces régions.