Accueil ACTUALITÉ LE THÈME A FAIT L’OBJET D’UN COLLOQUE NATIONAL ORGANISÉ PAR L’APS :...

LE THÈME A FAIT L’OBJET D’UN COLLOQUE NATIONAL ORGANISÉ PAR L’APS : L’importance de la veille stratégique dans les médias

0

La veille stratégique dans les organes de presse, de la prospective de l’environnement à la prise de décision, a été le thème d’un colloque national organisé jeudi à Alger par la Faculté des sciences de l’information et de la communication, l’Agence Algérie Presse Service (APS). cette rencontre vise à mettre en lumière l’importance de la veille stratégique comme outil permettant d’anticiper les risques et les menaces à travers la prospective et l’aide à la décision dans un environnement médiatique en constante mutation. Dans son allocution, le directeur général adjoint de l’APS, M. Liazid Bounnah, a souligné la portée de cette rencontre qui met en exergue les différents aspects liés à la veille stratégique dans l’espace médiatique, lequel « s’impose dans un environnement numérique marqué par des innovations accélérées ». Il a indiqué que l’APS a adopté la veille stratégique et numérique en lui accordant une place centrale à travers plusieurs mesures visant à formaliser et développer cette activité, devenue au fil des dernières années « un levier stratégique du développement de la production éditoriale de l’agence ». Parmi ces mesures figure la modification de l’organigramme de l’APS, notamment la dénomination de la principale direction de l’information, devenue « Direction de l’information et de la veille», avec l’intégration d’un département de veille informationnelle. Ce service est chargé de collecter les informations utiles aux choix éditoriaux de l’agence à travers «l’exploitation de tous les supports ». Le service de veille stratégique est, quant à lui, chargé de préparer la documentation, les contenus et les dossiers nécessaires aux grands événements nationaux et internationaux, a précisé M. Bounnah, qui a insisté sur le fait que le renforcement des dispositifs de veille dans les médias « n’est plus une option, mais un instrument central des pratiques modernes de l’information et de la communication, notamment face aux défis liés aux sources ouvertes (open source) ». De son côté, la doyenne de la Faculté des sciences de l’information et de la communication, Mme Malika Atoui, a estimé que cette rencontre constitue « une opportunité précieuse pour les organes médiatiques de renforcer leur veille stratégique », en raison de son rôle dans la détection des menaces et l’anticipation des risques pesant sur le cyberespace. Elle a souligné que la veille stratégique permet, grâce à ses outils et techniques, d’analyser les tendances des utilisateurs et de mieux comprendre leurs préférences afin de répondre à des besoins en constante évolution. Cette rencontre offre également un cadre d’échange entre universitaires, professionnels et experts pour partager leurs expériences et consolider le concept de veille stratégique au sein des institutions médiatiques. Dans le même contexte, des enseignants et spécialistes du domaine médiatique ont mis en avant l’importance de la veille stratégique pour renforcer la capacité d’adaptation des organes de presse, appelant à son institutionnalisation en tant que pratique permanente visant à améliorer la compétitivité et à garantir la pérennité des médias dans un environnement marqué par la transformation numérique et l’essor de l’intelligence artificielle. Les travaux du colloque ont été sanctionnés par plusieurs recommandations, notamment le lancement d’un atelier de réflexion sur la veille stratégique dans le domaine des médias, associant chercheurs, doctorants et journalistes spécialisés de l’APS, ainsi que l’intégration de mécanismes et d’outils de veille médiatique sur les réseaux sociaux dans la stratégie globale des institutions médiatiques. En marge de cette rencontre, deux conventions de partenariat et de coopération ont été signées entre la Faculté des sciences de l’information et de la communication et, respectivement, le Centre international de presse (CIP) et l’Office national des publications universitaires.
M. Seghilani

Article précédentUniversité « Hassiba Ben Bouali » (Chlef) : 20 projets labélisés 
Article suivantGHAZA : 125 martyrs depuis le début de la 2e phase du cessez-le-feu