Amar Belani
Amar Belani

LE SOMMET ARABE D’ALGER ABORDE SA DERNIÈRE LIGNE DROITE : Le Makhzen sombre dans le désespoir

L’Algérie est prête à accueillir, début novembre, le prochain Sommet arabe, n’en déplaise au Makhzen qui met en branle sa machine de propagande en vue de saborder le rendez-vous d’Alger.

Par son action diplomatique offensive, dont acte le dernier déplacement du ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger en Égypte, l’Algérie a réussi le pari de réunir le consensus autour du 31e sommet de l’organisation. Ainsi, et en réponse aux agitations et aux manœuvres funestes de Rabat, l’ambassadeur Ammar Belani, envoyé spécial pour le Sahara occidental et les pays du Maghreb arabe, a remis à sa place le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, après les affabulations qu’il a étalées à la 158ème réunion du Conseil de la Ligue arabe tenu au Caire. Ammar Belani a parlé de « déchaînements ridicules », qui sont « une répétition du discours habituel qui cache l’état de frustration et de déception subi par le Maroc après son échec dans les tentatives de report de la date du sommet arabe ». Et Rabat n’est pas à sa première magouille dans les annales des réunions de haut niveau de la Ligue arabe. A ce titre, le diplomate algérien a rappelé que le Maroc est connu pour ses sales pratiques et ses calculs étriqués lors de tous les sommets arabes précédents, notamment celui de Casablanca en 1965, qu’il décrit comme le sommet de la trahison. Un envoyé spécial algérien a été dépêché au Maroc pour remettre l’invitation à participer au Sommet arabe d’Alger. C’est une formalité qui s’impose au pays hôte du Sommet, c’est-à-dire l’Algérie, même si les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues. En effet, a moins de deux mois de la tenue du Sommet d’Alger dont la tenue s’annonce d’ores et déjà en rangs serrés, l’Algérie a gagné davantage la confiance des membres de l’organisation arabe. Pour preuve, les déclarations rassurantes du chef de la diplomatie nationale qui, depuis le Caire où il a participé aux travaux de la 158e session du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel, présenté, à cette occasion, les résultats des concertations que mène l’Algérie dans le cadre de la préparation du Sommet arabe et sa position vis-à-vis des derniers développements survenus dans les pays arabes.

Niveau d’adhésion des frères arabes « satisfaisant »
Ramtane Lamamra s’est dit « très satisfait » du niveau d’adhésion des « frères arabes en vue de contribuer à la réussite de cette échéance arabe et d’en faire une halte renouvelée », pour approfondir le débat sur toutes ces questions cruciales et cristalliser une vision unifiée, à même de répondre aux exigences de la conjoncture actuelle et d’ouvrir des perspectives prometteuses pour les générations futures. Ramtane Lamamra est optimiste: « il est encore temps, selon lui, de ressusciter l’esprit de solidarité arabe et de se tourner vers les objectifs suprêmes pour lesquels la Ligue arabe a été fondée, étant une maison qui rassemble tous les Arabes, un bouclier pour défendre les causes arabes justes et un espace de coordination permettant de dessiner les contours de la voie menant vers un avenir prometteur à la faveur de l’unité et de la cohésion ». Il a rappelé que « ces nobles objectifs constituent pour l’Algérie +la boussole de l’action+ et le pivot des efforts consentis sous la direction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans le cadre des concertations qu’il mène avec ses frères, les dirigeants arabes, en prévision du prochain sommet arabe ». Ces efforts ont consisté en contacts directs et périodiques du président Tebboune, avec nombre de ses homologues arabes ainsi que ceux de son envoyé personnel, Ramtane Lamara, pour réunir les conditions politiques de succès du Sommet arabe. Ils ont été couronnés de succès.
La poignée de mains le 5 juillet 2022 à Alger, entre le président de l’État de Palestine, Mahmoud Abbas, et le chef du bureau politique du Mouvement palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, en présence du président Tebboune qui a organisé la rencontre, en est la preuve. La confiance dont jouit l’Algérie auprès de toutes les parties palestiniennes, dont le mouvement Hamas, a permis ce rapprochement qui s’est concrétisé un 5 juillet, une date hautement symbolique non seulement pour les Algériens et les Palestiniens aussi mais pour l’ensemble de la région arabe et les pays qui se sont inspirés et continuent de le faire de la révolution du peuple algérien contre la domination coloniale. Le président Tebboune l’a dit : l’Algérie « jouit de toute la crédibilité » pour pouvoir réconcilier les factions palestiniennes. Pour l’Algérie, l’adoption par les États arabes de la proposition algérienne concernant la tenue du prochain Sommet arabe à Alger les 1 et 2 novembre 2022 a parfaitement traduit leur attachement aux valeurs communes et leur volonté de poursuivre l’action arabe commune pour défendre leurs intérêts.
M’hamed Rebah