Djerad

LE PROCESSUS D’APAISEMENT SOCIAL PASSE PAR L’IMPLICATION DES SYNDICATS : Le gouvernement aborde le dossier «explosif»

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a fait savoir lundi que le gouvernement s’attelait à l’élaboration d’un plan d’action afin de mettre en œuvre les mesures pour prendre en charge les préoccupations et les différentes attentes des citoyens.

Mais avant de présenter ce projet, en cours d’élaboration devant le Parlement nationale le PM pose les conditions tributaires au succès de son plan d’action. Il s’agit notamment de l’implication «sans exclusive» des partenaires sociaux. Et dans ce lot, l’implication des syndicats du secteur de l’éducation est primordiale au vu de leur poids sur l’échiquier national.
Ainsi, face aux perturbations sociales qui touchent différents secteurs d’activité économique et du service public, le Premier ministre a indiqué avoir reçu, lui et les membres de son gouvernement, lors de la réunion du Conseil des ministres de dimanche dernier, les orientations et directives du président de la République, qui a fixé les priorités de la démarche du gouvernement sur la concrétisation de l’ensemble des engagements de son programme, en insistant sur l’urgence du volet social. Dans ce domaine, a-t-il souligné, les objectifs sont multiples et visent l’amélioration des conditions de vie des citoyens, la préservation de leur pouvoir d’achat, et la réalisation d’un programme ambitieux de logements. Djerad a affirmé, à cet effet, que le gouvernement s’attelle d’ores et déjà à l’élaboration d’un plan d’action qui lui permettra de mettre en œuvre les mesures de nature à prendre en charge les principales préoccupations et les différentes attentes des citoyens.
Dans ce contexte particulier et avant même d’achever l’élaboration en cours du Plan d’action, le gouvernement entend, toutefois, entamer une nouvelle ère basée sur le dialogue et la concertation avec l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et économiques, dans un esprit de participation et de partenariat, a-t-il précisé. Dans cet esprit, a noté le Premier ministre, le gouvernement fait appel aux partenaires sociaux pour prendre part aux échanges qui seront lancés incessamment par tous les secteurs d’activités, afin de réunir les conditions optimales pour la mise en route des fondements d’une Algérie nouvelle et la concrétisation jour après jour des engagements pris par le président de la République et dont le gouvernement s’attelle à mettre en place les instruments nécessaires.
«Il reste entendu que la mise en route de cet immense projet nécessite des délais raisonnables pour sa mise en œuvre et un climat apaisé empreint de sagesse et de grande lucidité», a relevé Djerad. Pour ce faire, « la contribution et l’implication des partenaires sociaux, sans exclusive aucune, est nécessaire et déterminante plus particulièrement dans le secteur de l’éducation nationale qui mérite une réelle prise en charge des difficultés du secteur dans son ensemble».
Le Premier ministre a, de son côté, souligné l’engagement du gouvernement, à faire preuve d’une écoute attentive aux aspirations sociales portées par les partenaires sociaux et de rétablir la confiance en étant rassuré du degré de maturité dont ils ont fait preuve jusqu’à présent face à la situation vécue par notre pays. Il a réitéré, par la même occasion, la disponibilité et l’engagement du gouvernement à entreprendre une démarche «commune sereine et déterminée».
Ania Nch