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LE PRÉSIDENT TEBBOUNE HONORE SON ENGAGEMENT : L’Unité palestinienne scellée à Alger

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le chef du bureau politique du Mouvement palestinien Hamas, Ismaïl Haniyeh, ont affiché à Alger leur intention de mettre de côté ce qui les divise et regarder vers ce que commande la lutte de leur peuple pour la libération et l’édification de son État avec le retour sur les terres d’où il a été expulsé.

Les images qui montrent le président Abdelmadjid Tebboune entre Mahmoud Abbas et Ismaïl Haniyeh, se serrant tous les trois la main, font bien  ressortir la portée de l’événement, qualifié d’historique par des commentateurs qui connaissent bien l’état des relations entre les deux organisations palestiniennes. Les amis de la Palestine ont l’espoir que la rencontre d’Alger ouvrira une nouvelle page pour un resserrement du rang palestinien, absolument nécessaire pour faire face aux tentatives expansionnistes de l’entité sioniste, dans un contexte à l’intérieur de la Palestine, dans la région et au niveau international, qui évolue très rapidement dans un sens favorable à la lutte du peuple palestinien. Cette rencontre historique immortalisée par plusieurs photos publiées sur diverses pages facebook, dont la page officielle de la présidence algérienne, intervient après un froid de plusieurs années, a-t-on tenu à souligner, côté algérien, tout en précisant que des représentants de l’Autorité palestinienne et du Mouvement Hamas ont également assisté à cette rencontre. Cet événement ne pouvait avoir lieu qu’en Algérie. De surcroît, il a eu lieu le 5 juillet 2022, date anniversaire, le soixantième, du recouvrement par l’Algérie de sa souveraineté nationale et de son indépendance. Ce n’est pas la première victoire obtenue par la diplomatie algérienne au profit de la cause palestinienne : la suspension de la décision accordant à l’entité sioniste le statut d’observateur au sein de l’Union africaine (UA), a été obtenue grâce à l’activité du ministre algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, qui a réussi à mobiliser les États africains autour de cet objectif. Autres précédents : il y a une quarantaine d’années, l’Algérie avait réuni l’ensemble des dirigeants des organisations palestiniennes ; et, faut-il le rappeler, c’est à Alger que le 15 novembre 1988, devant le conseil national de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), son défunt président, Yasser Arafat, a proclamé  la naissance de l’État de Palestine avec pour capitale El-Qods. Dans moins de quatre mois, la date hautement symbolique du 1er Novembre, dans la lutte des peuples arabes, va être, à son tour, le catalyseur d’une nouvelle dynamique pour les Palestiniens, à l’occasion de la tenue à Alger du Sommet arabe. Avec l’entente rétablie entre deux grandes organisations palestiniennes, c’est un facteur de succès qui est créé pour le Sommet arabe, quand on sait que les manœuvres n’ont pas manqué et vont certainement redoubler pour le faire échouer, à travers, précisément, les divergences entre Palestiniens alimentées de la façon la plus subtile par les milieux sionistes et leurs alliés. L’Algérie fait tout pour placer la cause palestinienne au cœur des préoccupations des pays de la région. Cette démarche est partagée par les Algériens qui n’ont pas oublié de hisser le drapeau palestinien, également levé par nos militaires lors du défilé du 5 juillet.
M’hamed Rebah