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LE PRÉSIDENT ORDONNE LA REPRISE DE LA PRIÈRE DU VENDREDI LE 6 NOVEMBRE ET L’OUVERTURE DE LA GRANDE MOSQUÉE D’ALGER LE 28 OCTOBRE Les retrouvailles des fidèles

À partir du 6 novembre prochain, les fidèles pourront reprendre la prière du vendredi dans les mosquées du pays. Pas toutes, mais celles qui disposent d’une capacité supérieure à 1 000 places. En revanche, la prière d’El-Fadjr, également autorisée à partir de cette date, peut être accomplie sur l’ensemble du territoire national. C’est-à-dire, y compris les wilayas soumises au confinement sanitaire partiel. Cette décision a été entérinée hier par le gouvernement. Ceci, après une instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, comme indiqué dans un communiqué sanctionnant les travaux d’une rencontre de l’Exécutif qui a réuni plusieurs de ses membres sous la férule du Premier ministre Djerad.

Suspendue depuis mars dernier, soit au lendemain de l’apparition subite des premiers cas de Covid-19 en Algérie, la prière du vendredi fera donc son grand retour près d’une semaine après le déroulement du référendum du 1er novembre sur la révision de la Constitution. Pour ce faire, le gouvernement décide de lever le gel sanitaire, à l’effet de permettre, aux fidèles algériens, de renouer avec la grande prière du vendredi sacré.
Ainsi, cite un communiqué de la chefferie du gouvernement, « en ce qui concerne la prière du Vendredi, le président de la République, après consultation du Haut conseil islamique et du Comité scientifique auprès du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, a décidé la levée de la suspension de la prière du Vendredi à partir de Vendredi 20 Rabie El Aouel 1442 correspondant au 06 Novembre 2020 dans les mosquées ayant une capacité supérieure à 1.000 fidèles à travers l’ensemble du territoire national et ce, dans un premier temps ». Quant à la prière d’El Fadjr, « celle-ci sera autorisée, à partir de cette même date et à travers l’ensemble du territoire national, y compris dans les wilayas concernées par le confinement partiel à domicile », pouvait-on lire de même source.
Comme souligné, ce n’est pas tant la reprise de la prière du vendredi qui pose problème, mais, contexte sanitaire oblige, il faudrait, avant de décider de la réouverture des lieux de culte en ce jour spécial, avoir l’avis des spécialistes de la santé à l’effet de rassurer les autorités et de-là les citoyens en général. En d’autres termes, « la santé des citoyens avant tout », pour paraphraser le chef de l’État. Il convient de rappeler que les mosquées du pays ont été réouvertes le 15 août dernier, dans les mêmes conditions exigées en termes de capacités des lieux. Autre restriction décrétée, la suspension de la prière d’El Fadjr, dont le moment d’observation coïncide avec la plage horaire fixée pour le confinement partiel.

Grande mosquée d’Alger : rendez-vous pris le 28 octobre
Sur un autre volet, l’ouverture de la Grande mosquée d’Alger, dont l’inauguration a été annoncée initialement pour le 1er novembre prochain- soit le jour de la consultation référendaire sur le projet de Constitution- est ramenée au 28 octobre prochain, c’est-à-dire, à la veille de la célébration du Mawlid ennabaoui echarif.
« Le président de la République, après consultation du Haut conseil Islamique a décidé, dans un premier temps, l’ouverture de la salle de prière de Djamàa El Djazaïr à l’occasion de la célébration du Mawlid ennabaoui echarif qui sera organisée le mercredi 11 Rabie El Aouel 1442 correspondant au 28 octobre 2020″, indique également le communiqué. « Cette ouverture de la salle de prière coïncide avec la célébration du 1er novembre 1954, date du déclenchement de la Révolution, marquant ainsi les liens les plus forts du peuple algérien avec ce moment historique qui l’a libéré du colonialisme », souligne la même source.
Farid Guellil