INCIDENTS 14 JUILLET

LE PRÉSIDENT MACRON HUÉ LORS DU DÉFILÉ MILITAIRE DU 14 JUILLET : Tensions exacerbées et heurts sur les Champs Elysées

Le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner a dénoncé, hier, les incidents survenus lors du défilé de la fête du 14 juillet à Paris, en déclarant : ceux qui ont voulu empêcher ce défilé «devraient avoir un peu honte».

La déclaration de Christophe Castaner intervient quelques heures après que le Président Emmanuel Macron ait essuyé, hier, des sifflets des citoyens regroupés tout au long des Champs Elysées, au moment du passage du président Macron, pour le lancement des festivités du 14 juillet, avant le début du traditionnel défilé militaire.
Lors du passage du président français, Emmannuel Macron, en descendant, hier, la principale avenue parisienne à bord d’un «command car»,aux côtés de son chef d’état-major, à l’occasion du défilé traditionnel du 14 juillet, auquel ont été conviés de nombreux chefs d’états et de gouvernement, il a été sifflé et hué par la foule durant toute sa descente de l’avenue. Des correspondants de chaînes de télévisions françaises sur place, pour couvrir l’évènement, indiquaient en direct, que « le président de la République est hué de manière très audible » sur l’avenue et « à la télévision » et a été même «reçu par une partie du public avec des ballons jaunes (en référence au mouvement de protestation des gilets jaunes), pendant sa descente des Champs-Élysées, précédent le défilé militaire du 14Juillet ». Des appels ont même été lancés par des citoyens, l’invitant « à démissionner » ou « dégage » comme le montre bon nombre de vidéos, circulant, hier sur les réseaux sociaux. Le troisième défilé du 14 juillet du mandat d’ Emmanuel Macron depuis son élection en mai 2017, n’ a pas été sans des messages politiques, à l’adresse du président Macron qui, dès l’entame vers 10h00, la revue des troupes sur les Champs-Élysées, il a été accueilli par des sifflets, tout au long du trajet, avant de rejoindre la tribune présidentielle place de la Concorde, où étaient présents des dirigeants européens et d’autres pays, dont Angela Merkel, pour ne citer qu’elle. Transmis en direct sur les chaînes de Télévisions françaises, les premiers sifflets ont été entendus à quelques minutes du coup d’envoi du défilé de la Fête nationale française.
Après la fin du spectacle militaire, les choses se sont vite précipitées, vers midi, quand les premières tensions ont lieu aux abords de la principale avenue des Champs-Elysées et plusieurs interpellations ont eu lieu, selon , la police qui a annoncé, vers 14 heures, qu’elle avait déjà procédé à 152 interpellations en marge du défilé, a annoncé la préfecture à l’AFP. Les infractions relevées par les forces de l’ordre sont en majorité liées à des cas d’«organisation de manifestation non déclarée», «violences sur personnes dépositaires de l’ordre public», «dégradations de biens publics» ou même de «port d’arme prohibé», a fait savoir la même source. Un groupe de manifestants a tenté de remonter vers l’arc de Triomphe en vue d’accéder aux Champs-Élysées et les forces de l’ordre mobilisées ont usé de gaz lacrymogène pour les empêcher, les médias étrangers, fortement présents pour couvrir le défilé du 14 juillet, ont eu à indiquer qu’ «une charge violente de gaz lacrymogène » a eu lieu hier, sur l’avenue. Des Médias ont rapporté que plus de 200 individus ont tenu une manifestation non-autorisée, bloqués par les forces de l’ordre, ces derniers ont fait usage de gaz lacrymogène, et qu’ « une femme a été blessée au visage en marge du rassemblement ».
Après un temps d’accalmie, les tensions sont remontées après 15h, quand plusieurs heurts ayant opposé les forces de l’ordre aux manifestants se sont déclenchés, après les jets de projectiles et l’intervention de la police avec des tirs de gaz lacrymogène, la situation a dégénéré et des poubelles ont été incendiées au milieu de la chaussée, La situation s’est apaisée, après une heure de heurts, vers 16h, mais les manifestants sont restés sur place.
Karima Bennour