Kamel Djenouhat

LE PR DJENOUHAT L’AFFIRME : Le retour à la vie normale dès mars prochain ?

Alors que le pays vit la quatrième vague de Covid-19 en enregistrant une hausse sans précédent des cas de contamination, notamment avec l’apparition du variant Omicron caractérisé par la vitesse de transmission, le Pr Kamel Djenouhat, président de la Société algérienne d’immunologie et chef de service du laboratoire central à l’EPH Rouiba, rassure que les données actuelles annoncent le retour à la vie normale dans les prochaines semaines après avoir atteint l’immunité collective.

En effet, lors de son passage hier sur les ondes de la radio régionale de Sétif, le Pr Djenouhat a indiqué que l’actuelle vague est moins dangereuse que les précédentes et que l’Algérie se rapproche de l’immunité collective grâce à Omicron, «cette quatrième vague ne représente aucun danger contrairement aux précédentes, nous allons battre ce virus bientôt, et nos hôpitaux ne seront pas saturés, même on n’aura pas besoin d’oxygène » rassure-t-il. Ajoutant dans ce cadre qu’ « une baisse significative dans le nombre de contaminations liées à la nouvelle souche omicron, est attendue après avoir atteint le pic de près de 2500 cas en 24 heures ». Allant plus loin dans le détail, l’expert en immunologie, entrevoit une lumière au bout de tunnel à partir du mois de mars. « La covid-19 pourrait se transformer dans quelques mois en un virus saisonnier. Il convient de souligner que nous avons atteint le point de coexistence avec ce virus », a-t-déclaré. Selon lui l’apparente virulence amoindrie du variant omicron pourrait s’expliquer par une plus faible capacité de celui-ci à s’attaquer aux cellules des poumons. « Omicron se concentre uniquement sur les cellules nasales plutôt que dans le fond des bronches », explique-t-il. « Le nombre de décès est très peu nombreux par rapport au nombre de contaminations enregistré quotidiennement », indiqua, par ailleurs le même spécialiste. Avant d’ajouter « c’est encourageant, mais il faut tout de même avoir plus de patience et être plus prudent notamment dans le respect des mesures barrières à l’instar du port du masque et la distanciation sociale » remarqua l’invité de la radio de Sétif, insistant également sur l’importance de la vaccination surtout pour les personnes qui n’ont pas été vaccinées «  nous faisons face à une double vague entre Delta et Omicron, et les personnes non vaccinées sont exposées à attraper les deux variants en même temps, pour cela la vaccination est le seul moyen pour éviter ces scénarios » prévient-il.
En outre et en ce qui concerne la décision de prolonger la fermeture des écoles, Djenouhat dira que cette démarche a bel et bien aidé scientifiquement à casser la chaine de transmission, car «  les enfants sont la grande catégorie qui a été atteinte par le virus ». Par ailleurs et dans une déclaration au site électronique sabq press, le président de la Société algérienne d’immunologie et chef de service du laboratoire central EPH Rouiba a fait savoir qu’Omicron n’est pas dangereux comme Delta, sauf qu’il se caractérise par « sa vitesse de transmission », ajoutant que cela « aidera à la disparition du Delta au début de février ». dans ce cadre le même professeur a fait savoir que la situation sanitaire a connu deux phases depuis le début de l’épidémie «  la première avant Omicron où l’efficacité des vaccins était forte », même poursuivit-il «  si nous avons espéré produire des vaccins plus efficaces que ceux existants actuellement » , « malheureusement  la majorité des laboratoires ont fourni des vaccins qui protègent contre les complications et ne luttent pas contre la contamination » explique-t-il, quant à la deuxième phase il dira que c’est l’étape post- omicron «après l’apparition d’Omicron, la situation a changé, à cause du nombre élevé des mutants existant dans ce variant ce qui a diminué l’efficacité des vaccins », détaille le médecin.
Sarah Oubraham