Le DG de l’ADE rassure sur l’approvisionnement en eau : L’été 2018 sera «meilleur»

Invité hier à l’émission l’Invité de la rédaction de la Chaine 3, Smaïl Amirouche, Directeur général de l’Algérienne des eaux, revient sur le vaste programme national d’approvisionnement en eau potable pour la saison estivale.

D’emblée, le premier responsable de l’ADE se veut rassurant quant à l’approvisionnement régulier de la population en eau durant l’été 2018. Il a assuré que l’approvisionnement en eau sera garanti, sans aucun problème, en matière de disponibilité de l’eau potable, durant la saison estivale, tenant compte des réserves en eau cumulées après une pluviométrie plutôt favorable cette année.
En effet, interroger sur la question, autant que l’approche de l’été s’impose comme une large préoccupation, et constitue la période où de nombreuses population se plaignaient dans un passé non lointain, des coupures d’eau, qui sont fréquentes durant la saison estivale, le  directeur général de l’Algérienne des eaux assure, que « on s’attend à un été beaucoup plus favorable » que celui de l’année précédente.
L’invité de la Radio poursuit, et précise qu’en plus de la forte pluviométrie enregistrée cette année, « ce résultat est grâce au lancement de plusieurs projets proposés pour parer à la problématique des ruptures dans l’approvisionnement en eau, et qui vont veiller à fournir dans les régions du pays un accès continu à l’eau potable de bonne qualité ».
Dans ce sens, Smaïl Amirouche, indique que ce programme « est basé sur une logique d’exploitation maximale des ressources hydrauliques, notamment l’intensification du réseau de raccordement, à été lancé par les pouvoirs publics, des suites à la situation critique, qui a marqué 25 wilayas du pays, en 2017, des suites d’une faible pluviométrie, enregistrée».
Pour ce qui est de l’été de cette année, Smaïl Amirouche précise que la presque totalité des wilayas précédemment affectées, sera désormais mieux desservie en eau, des suites notamment de la réalisation de nouveaux ouvrages hydrauliques et de la mise en place de raccordements de distribution.

Cap sur les projets de dessalement de l’eau de mer
Pour le DG de l’algérienne des eaux, « il est nécessaire de procéder dans le futur a réaliser des projets de dessalement de l’eau de mer, au niveau des zones côtières, à raison des questions liées aux futures tensions sur la gestion de l’eau, qui est en lien avec le changement climatique et les évolutions sur l’usage de l’eau d’ici les années suivantes ».
Pour convaincre, l’invité  précise que les changements climatiques ont eu des répercussions dans celles qui, jusqu’alors bénéficiaient de fortes précipitations, y provoquant des déficits en eau « sur plusieurs années » et amenant à faire appel, de plus en plus, aux techniques de dessalement pour les résorber. Outre cela, il précise que « les estivants se concentrent ordinairement dans les zones du littorale et c’est ce qui explique la demande qui double durant l’été », et qui ne peut hélas être satisfaite, et ajoute que « la consommation double ».  L’invité cite dans ce sens que, les entreprises gestionnaires de l’eau  produisent et distribuent environ 9 millions de mètres-cubes/jour, notant que certaines localités voient leur niveau de consommation augmenter de près de 50%/jour durant la saison estivale.
En plus de ce fort besoin, il ajoute qu’il existe dans le pays une inégalité des précipitations sur certaines régions de l’Ouest du pays, différemment arrosées en eau de pluie, que celles-ci ont eu à bénéficier de projets de création de stations de dessalement d’eau de mer.
Mohamed Amrouni