BAC

Le coup d’envoi a été donné aujourd’hui : Plus de 700 000 candidats au baccalauréat

Le coup d’envois des épreuves de Baccalauréat, session 2018, sera donné d’aujourd’hui. Cet examen qui s’étalera jusqu’au 25 juin et dont les résultats seront annoncé vers le 11 ou le 12 juillet prochain concerne cette année plus de 700 000 candidats.

D’après les statistiques fournies par le ministère, le nombre global des candidats s’élève à 709 448 candidats, soit en baisse de 7, 3% par rapport à l’année écoulée qui a enregistré
761 701. A cette occasion, 260 000 encadreurs seront mobilisés au niveau des centres d’examen et de regroupement et codage et de correction, et ce parmi 600.000 encadreurs mobilisés pour les trois examens nationaux, répartis entre personnel administratif, enseignants et professionnels à travers 18500 centres. Les mêmes mesures prises lors des précédentes sessions seront reconduites cette année, avec la possibilité de choix entre deux sujets dans chaque matière en plus de l’octroie de 30 minutes supplémentaires, en plus du temps légal imparti à chaque épreuve. Parmi les mesures prises cette année pour sécuriser le Baccalauréat et garantir sa crédibilité, plusieurs secteurs concernés se sont mobilisés pour mener à bien cette importante échéance, à commencer par le ministère de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, qui avait fait part d’une coupure de l’accès à Internet pendant une heure au début de chaque épreuve, en vue d’empêcher tout ce qui est susceptible d’impacter négativement cet examen, outre une coupure éventuelle d’accès aux sites des réseaux sociaux. Le ministère de l’Education nationale appliquera, pour sa part, les mêmes mesures prises lors des sessions précédentes, à savoir que les candidats, les enseignants, les surveillants, ainsi que le personnel administratif se verront interdire l’introduction des téléphones portables, Smartphones, tablettes, des écouteurs et de tout appareil intelligent dans les salles d’examen, et ce pour prévenir la fraude. Le ministère avait mis en garde qu’il appliquera les sanctions prévues en cas de fraude, à savoir 3 ans d’exclusion pour les candidats scolarisés et 5 ans pour les candidats libres. A ce titre, le ministère a décidé cette année l’interdiction des visites officielles aux centres d’examen pour superviser l’ouverture des enveloppes contenant les sujets des épreuves pour ne pas déstabiliser les candidats. Ces mesures interviennent pour éviter un éventuel scénario comme celui de la session 2016 qui a été marquée par la fuite des sujets dans les réseaux sociaux avant le début des épreuves, ainsi que celle de 2017 où certains sujets ont été diffusés après 15 minutes du début des examens. Entre autres mesures, figure également un plan approuvé par le ministère de l’Intérieur et des collectivités locales visant à assurer les lieux d’examen notamment par l’installation d’appareils de brouillage et de caméras de surveillance et d’enregistrement au niveau des centres d’impression des sujets du baccalauréat et ceux de conservation, outre l’interdiction d’entrée des véhicules aux centres d’examen. Concernant les absences et retards, le ministère a appelé tous les candidats à rejoindre les salles d’examen une demi heure au moins avant le début des épreuves, soulignant que tout retard au-delà de l’heure fixée privera le candidat d’y participer. Pour sa part, le commandement général de la Gendarmerie nationale a mis sur pied un plan sécuritaire spécial en coordination avec le ministère de l’Education nationale en vue d’assurer le bon déroulement de ces épreuves et ce par la sécurisation des centres d’examen et leurs entourages à travers son territoire de compétence et l’accompagnement et la protection de l’acheminement des sujets à partir des directions de l’éducation jusqu’aux centres d’examen. Il s’agit également d’assurer la protection et l’accompagnement des sujets transportés par voie aérienne vers les centres d’examen dans les régions du Sahara et du Grand Sud et d’assurer aussi le transport des copies à partir des centres d’examen vers les directions de l’éducation puis vers les centres de correction. La Direction générale de la Sûreté nationale, de son côté, a mobilisé pour cette session 18 000 policiers pour sécuriser 208 centres d’examen sur un total de 2416 et 14 centres de regroupement sur un total de 18 ainsi que 70 centres de correction. Le Baccalauréat de l’année précédente, rappelle-t-on, a été marqué par la tenue de deux sessions, ordinaire et exceptionnelle, en raison du grand taux d’absences enregistrées. La session exceptionnelle, organisée du 13 au 18 juillet de l’année dernière sur instruction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a concerné 104 036 candidats au niveau national, dont 10 082 scolarisés et 93 954 libres. Le taux global de réussite au baccalauréat session 2017 a atteint 56,07 %.
Ania Nait Chalal