Mohamed Antar Daoud

La qualifiant de frein pour les Algériens désirant investir en Algérie : Antar Daoud dénonce les dérives bureaucratiques

Rappelé le 2 octobre dernier pour consultations, suite aux propos provocateurs et non démentis du Président français, Emmanuel Macron, portant atteinte à l’histoire et aux Institutions de l’État, l’Ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Antar Daoud, a été appelé à s’exprimer jeudi au forum d’El-Moudjahid.
À cette occasion, il a souligné l’importance d’encourager la communauté algérienne établie en France d’investir dans leur pays d’origine, à travers la facilitation des procédures et mettre un terme à la bureaucratie. « Je dis que la double, la triple ou la quadruple nationalité doit constituer un atout pour les Algériens (…). Et il nous appartient de faire en sorte que ceux qui veulent investir en Algérie ne soient pas confrontés à un parcours du combattant », appelant à dénoncer la bureaucratie à tous les niveaux. Selon le diplomate, « il est inadmissible que l’Algérie qui possède la plus grande communauté étrangère en France avec 18 consulats, ne puisse pas constituer un levier de commande pour intervenir non seulement dans la politique algérienne, mais (aussi) au niveau de la politique française », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que « l’Algérie a besoin de tous ses enfants ».

« Ouverture d’un 19e consulat en France »
Après avoir annoncé l’ouverture prochaine d’un 19ème consulat algérien en France, Daoud a souligné l’importance de fédérer toutes les catégories socioprofessionnelles en réseau, rappelant, à l’occasion, l’élan de solidarité des Algériens en France pendant la crise sanitaire et les incendies ayant ravagé certaines régions du pays, notamment en Kabylie. « La communauté algérienne en France est une communauté engagée auprès de son pays », a-t-il dit, relevant notamment le travail effectué par l’Amicale des Algériens en Europe, au lendemain de l’Indépendance du pays.
Ania Nch