La présidente de l’Assemblée populaire nationale, Khalida Boufedèche, a appelé jeudi, à hisser la participation politique de la femme algérienne au rang d’action politique effective et influente, affirmant que l’Algérie nouvelle, « ne veut pas d’une femme présente de nom et absente de la décision, mais d’une femme présente par ses compétences, forte par ses positions, active dans ses institutions et influente dans l’élaboration des politiques et des options nationales ».
Dans son discours lu en son nom, à l’ouverture de la conférence nationale initiée par l’Union nationale des femmes algériennes sous le thème «Renforcer la participation politique de la femme et l’élever au niveau de l’action politique», Boufedèche a insisté sur la nécessité de permettre aux compétences féminines d’assumer pleinement leur rôle dans la prise de décision et de contribuer concrètement à l’édification des institutions de la République. Rappelant à cette occasion, que la femme algérienne n’a jamais été une simple spectatrice des mutations de son pays, mais qu’elle en a toujours été une partenaire active, présente dans les grandes batailles et les étapes décisives, fidèle au message des martyrs et aux valeurs de la glorieuse révolution de Novembre. Celle qui a porté les armes et soutenu la révolution, souligne-t-elle, est aujourd’hui celle qui porte le flambeau de la science et du savoir, investissant les champs de l’innovation, de la production, de l’administration, de l’économie, de l’éducation, de la santé, de la culture, de la justice et de la diplomatie. Dans ce sillage, Boufedèche a indiqué que la question de la femme algérienne et de la vie politique revêt une importance particulière au regard des transformations que connaît le pays, précisant que sous la conduite du président de la République, l’Algérie nouvelle a fait le choix de renforcer les institutions de l’État, de consacrer l’État de droit, d’élargir la participation politique et de consolider le principe de l’égalité des chances.
Le système électoral renforce la participation féminine
Le système électoral, ajoute-t-elle, a également intégré des mesures visant à élargir la participation des femmes et à améliorer leurs chances de représentation dans les assemblées élues. Ces dispositions, poursuit-elle, ne se limitent pas à des chiffres, mais poursuivent un objectif clair consistant à élargir la base de la participation politique et à offrir à la femme algérienne la possibilité d’être présente dans le débat national, de contribuer à l’élaboration des politiques publiques et de prendre part aux décisions qui tracent l’avenir du pays. À cet égard, Boufedèche a relevé que la présence d’une femme à la tête de l’APN, pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante témoigne de l’élargissement du champ ouvert aux compétences féminines pour assumer les plus hautes responsabilités au sein des institutions de la République. Soulignant également la nécessité de combattre les mentalités qui sous-estiment les capacités des femmes et de dépasser les pratiques qui entravent leur parcours, afin d’ancrer une culture politique fondée sur l’intégrité, la compétence et le mérite comme critères essentiels d’accès aux responsabilités.
S. O.











