Shireen Abou Aqleh

LA JOURNALISTE SHIRINE ABU AQLEH TUÉE PAR LES SOLDATS SIONISTES : Israël persiste à persécuter et à assassiner les reporters

Le lendemain de l’assassinat mardi du journaliste palestinien Mohsen Shalaldeh, abattu par les soldats de l’entité sioniste, alors qu’il documentait les violations israéliennes contre les droits des Palestiniens dans la région de Al-Khalil occupée, hier, c’était la journaliste palestinienne, de la chaîne qatarie Al-Jazeera, Shirine Abu Aqleh d’être visée, à la tête, par des tirs à balles réelles, des soldats israéliens, dans leur agression, hier matin, du camp des réfugiés palestiniens de Jenine, en Cisjordanie.

Native de la ville El-Qods occupée, la défunte martyre de la cause palestinienne et de la parole libre, ayant plus de 24 ans d’expérience de reporter de zones de conflit, principalement en Palestine occupée, documentant et transmettant au monde, par l’image et le son, la réalité inhumaine du système colonial sioniste en Palestine. Ayant une longue histoire de ciblage des journalistes, reporters, photographes et caricaturistes palestiniens, comme ce fut le cas du créateur de « Handala », Naji al-Ali, abattu, par le Mossad en 1987, à Londres.
Depuis l’année 2000, l’entité sioniste a assassiné 46 journalistes, et durant la semaine dernière, les forces d’occupation israélienne ont procédé à l’arrestation  de 15 journalistes palestiniens, à l’occasion de la célébration, le 3 mai dernier, de la Journée mondiale de la liberté de la presse, selon le Club des prisonniers palestiniens. Des journalistes, photographes, caméraman, etc. sont la cible des balles assassines des soldats israéliens, d’autres arrêtés et quotidiennement, les professionnels des médias sont persécutés par les forces d’occupation israéliennes, en vue de cacher leurs crimes et leurs violations contre le peuple palestinien.
La défunte journaliste, Shirine Abu Aqleh était, il y a quatre jours, dans le quartier de Cheikh Jarah, que l’entité sioniste peine à faire taire les voix palestiniennes affirmant, des décennies, après la Nekba de 48, que la Palestine est aux Palestiniens. Les tirs des soldats israéliens, hier, contre les journalistes n’ont pas ciblé une seule victime, le journaliste palestinien Ali Samoudi a échappé à une mort certaine, après avoir été blessé par une balle réelle tirée par un soldat israélien, le ciblant dans son dos et après son transfert à l’hôpital, son état a été jugé, « stable », selon le ministre de la santé palestinien. Dans un communiqué, le Club des prisonniers palestiniens a déclaré que les forces d’occupation israéliennes « continuent de harceler les journalistes palestiniens par une pléthore de mesures politiques abusives systématiques », notamment cite-t-il, «la détention », quand ce n’est pas par des tirs à balles réelles contre les journalistes.
Hier, des milliers de palestiniens ont accompagné, à sa dernière demeure, la journaliste palestinienne Sherine Abu Aqleh, que l’impunité accordée à l’entité sioniste par des pays occidentaux et leur silence sur les crimes israéliens ont rendu possible cet assassinat flagrant et d’autres bien avant. Ce ne sera sans nul doute pas le dernier, que commettra le système colonial sioniste, avant qu’il sombre et touche à sa fin en Palestine.
Karima Bennour

DÉCÈS DE SHIRINE ABOU AQLEH
La présidence de la République présente ses condoléances
La Direction générale de la Communication à la Présidence de la République a présenté, hier, ses condoléances suite au décès en martyr de la correspondante de la chaîne Al-Jazeera en Palestine occupée, Shirine Abou Aqleh, tuée par les balles de l’occupant sioniste. « Suite au décès en martyr, mercredi matin, de la grande journaliste, Shirine Abou Aqleh, correspondante de la chaîne Al-Jazeera dans l’État de Palestine occupée, par les balles de l’occupant sioniste odieux, la Direction générale de la Communication à la Présidence de la République algérienne démocratique et populaire adresse ses sincères condoléances et ses profonds sentiments de sympathie à la famille de la défunte, au peuple palestinien frère, ainsi qu’à la famille de la chaîne Al-Jazeera, priant le Tout-Puissant de combler son âme de Son immense miséricorde et de prêter à ses proches patience et réconfort. «À Allah nous appartenons et à Lui nous retournerons », pouvait-on lire dans le message publié sur le compte Facebook de la présidence de la République.
R. N.