La finlandaise Stina revisite le répertoire musical kabyle

La chanteuse et pianiste Finlandaise, Stina, a revisité, mardi soir à Alger, le répertoire musical kabyle en interprétant parfaitement des chansons de grands noms de la chanson kabyle devant un public enchanté. Le concert, animé à l’auditorium de la Radio algérienne dans le cadre du 16e Festival européen en Algérie, a drainé un public nombreux venu apprécier Stina qui les a gratifiés de célèbres chansons, accompagnées par des danses typiques de la Kabylie. Vêtue d’une robe traditionnelle kabyle, la chanteuse, à travers sa voix d’opéra, rappelle beaucoup la cantatrice et écrivaine Taos Amrouche, connue pour ses « achwiq », chants poétiques traditionnels kabyles, qu’elle a réussi à adapter au chant d’opéra. Accompagnée par un groupe de musiciens composé de Akli Remili et Chilla Hafid (guitaristes) Betbtoub Mohand (bassiste) et Maouche Samir et Mermouri Ahmed (percussionnistes), Stina a interprété des titres d’illustres chanteurs d’expression amazighe, tels que Djamal Allam, Idir, Aït Menguelet ou encore le maître du Chaâbi El Hadj M’hamed El Anka dont le répertoire comporte des chansons en kabyle. Elle a interprété, entres autres, « Mara dyughal » ( Quand il reviendra) et « Tella » (Elle existe) de Djamal Allam, « Amedyaz » (Poète) d’Aït Menguelet, « Ay-a lxir inu » (A mon grand bonheur) d’Idir, et « Izriw yeghleb lehmali » (Mes larmes affluent plus qu’un torrent) de Hadj M’hamed El Anka, reprise par le chantre du Chaâbi en langue amazighe et de la chanson engagée, Matoub Lounès.
L’artiste n’a pas manqué de présenter au public des chansons en finnois dont « Valiaikainen » (Temporaire) et « Malja », qui ont pour thèmes la nostalgie, la douleur et la déception. Approchée par la presse, Stina, visiblement émue par la forte adhésion du public, a affirmé son attachement à la musique kabyle qui l’a « beaucoup impressionnée », a-t-elle confié. « Tout avait commencé au hasard quand j’avais entendu à Helsinki des kabyles chanter », a-t-elle expliqué, ajoutant que c’est ainsi qu’elle a découvert et commencé à apprécier la chanson kabyle d’une manière générale, et particulièrement les chants de Taos Amrouche. Née à Helsinki, capitale et plus grande ville de la Finlande, dans une famille de musiciens, Stina joue au piano et à la clarinette. Depuis son plus jeune âge, elle est passée par divers styles de musique, comme l’opéra, le contemporain populaire finlandais et même le rock. Elle se produira jeudi soir au Théâtre régional de Béjaïa (TRB) dans le cadre du 16e festival européen en Algérie qui se poursuit jusqu’au 25 mai.

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