Les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest font face depuis plusieurs semaines à une série d’inondations parmi les plus graves enregistrées ces dernières années, qui ont fait au moins 125 morts, dont 59 au Côte d’Ivoire, ont rapporté vendredi des médias.
De la Côte d’Ivoire au Nigeria, en passant par le Ghana, le Togo et le Bénin, des pluies exceptionnellement abondantes ont provoqué des pertes humaines importantes, déplacé des dizaines de milliers de personnes et causé des dégâts considérables aux infrastructures urbaines et aux habitations. Selon les données compilées à partir des informations publiées par les agences de presse des pays concernés, ainsi qu’à travers les données publiées par les organismes nationaux de gestion des catastrophes, au moins 125 personnes ont perdu la vie dans les différents pays touchés depuis la fin du mois de juin. La Côte d’Ivoire demeure le pays le plus durement touché par cette vague d’intempéries. D’après l’Office national de la protection civile (ONPC), relayé par l’AIP (Agence Ivoirienne de Presse), les pluies diluviennes des 28 et 29 juin ont causé la mort de 59 personnes, entraîné des glissements de terrain, des éboulements et d’importantes inondations qui ont paralysé Abidjan pendant près de 48 heures. Face à cette situation, les autorités ivoiriennes ont placé plusieurs communes stratégiques, notamment Cocody, Bingerville, Songon et Yopougon, en vigilance orange. Le directeur des opérations de l’ONPC, le colonel Yépésina Marius Yéo, a attribué cette situation à une combinaison de facteurs climatiques et humains, évoquant à la fois l’intensification des précipitations et le non-respect des mesures de prévention par une partie de la population. Les autorités indiquent avoir mobilisé près de 60 unités de protection civile et mené plus de 5 000 actions de sensibilisation depuis le début de l’année afin de limiter les conséquences de la saison des pluies. Au-delà des bilans humains, ces inondations remettent en lumière les vulnérabilités structurelles des grandes villes du Golfe de Guinée. Plusieurs organismes nationaux de protection civile soulignent que l’urbanisation rapide, l’occupation de zones à risque, le mauvais entretien des systèmes de drainage et la gestion insuffisante des déchets amplifient considérablement les effets des précipitations extrêmes. Dans plusieurs pays, les autorités appellent les populations à éviter les constructions dans les zones inondables, à libérer les voies naturelles d’écoulement des eaux et à respecter les consignes d’évacuation lorsqu’elles sont émises.
R. I.












































