La chambre de référé près de la Cour d’Alger déclare son « incompétence » : Le sort des grévistes d’Air Algérie en suspens

Seconde instance, la Chambre de référé près la Cour d’Alger a déclaré son incompétente pour le jugement de l’affaire qui met aux prises la compagnie aérienne nationale et son personnel navigant, suite au mouvement de grève déclenché en janvier dernier.

De fait donc, la déclaration faite par ordonnance émise, le 22 janvier 2018, en première instance, par le tribunal de Dar El-Beida, territorialement compétent, a été annulée de fait. Pour rappel, au lendemain de la grève sans préavis observée le 22 janvier dernier par les travailleurs d’Air Algérie, la section de référé de ce tribunal a déclaré le débrayage d’illégal. «La chambre de référé d’heure en heure près la Cour d’Alger a, ainsi, annulé l’ordonnance émise en première instance par le tribunal de Dar El Beida pour déclarer l’incompétence de la section de référé pour juger une telle affaire», indique le tribunal d’Alger dans un communiqué sur cette affaire. Il est utile de souligner que le syndicat du personnel navigant aérien revendique essentiellement la révision de la grille salariale. Du coup, la déclaration d’incompétence émise par la Cour d’Alger jette le personnel gréviste dans l’incertitude et leur sort demeure suspendu. Lors du débrayage organisé à la deuxième décade de janvier dernier, l’aéroport international d’Alger a été paralysé par le mouvement à tel point que la direction de la compagnie a été contrainte d’annuler plusieurs vols domestiques et à l’international. Lors de ses sorties publiques à ce sujet, le ministre des Transports et des Travaux publics, Abdelghani Zaâlane, et en réponse aux revendications des travailleurs d’Air Algérie, a à maintes fois souligné les «difficultés financières» de la compagnie publique pour justifier toute possibilité à revaloriser les salaires du personnel navigant.
R. N.