Intempérie

INTEMPÉRIES : Dégâts et bouchons monstrueux à Boumerdès

Les fortes averses accompagnées de vents violents de ces dernières 48 heures ont provoqué des dégâts matériels et des fermetures d’axes routiers, provoquant d’importants embouteillages dans la wilaya de Boumerdès. Une détresse aggravée également par une grève générale des transporteurs intercommunaux.

Selon nos informations, des inondations ont bien été constatées dans plusieurs localités et axes routiers de la wilaya de Boumerdès, provoquant d’importants dégâts et bouchons de circulation. Au niveau des axes routiers, la RN 5 a été coupée, hier, dans les deux sens au niveau du tunnel de Thénia, suite à un effondrement de terrain après les violentes averses qui se sont abattues dans la nuit, occasionnant des kilomètres de bouchons.  Durant toute la matinée d’hier, cet axe routier a été fermé suite aux importantes remontées d’eaux rendant la conduite des automobilistes très dangereuse. Les équipes des voiries et de la Protection civile ont été mobilisées pour dégager la situation et évacuer les eaux avant de procéder à la réouverture de cette route dans l’après-midi. Les habitants de la commune de Hammadi se sont réveillés hier, les pieds dans l’eau, qui s’est infiltrée même au sous-sol des maisons. La faute à la municipalité et ses services des voiries qui n’ont pas procédé à l’assainissement des avaloirs, alors que ce problème est récurent dans cette région, comme ont témoigné plusieurs habitants. Au niveau de la RN 12, on a constaté d’énormes embouteillages dans l’axe menant de Si Mustapha à Thénia, rendant la circulation complètement impraticable suite aux importantes accumulations d’eau. Même la route longeant la grande école de la Gendarmerie nationale des Issers a été inondée complètement, donnant l’impression d’être transformée en lac tellement les eaux ont noyé même les trottoirs. Des habitants ont pointé des anomalies dans les récents travaux de goudronnage de cet axe routier, et l’entrepreneur chargé du projet aurait, selon des témoignages, rempli tous les avaloirs avec du béton. Dans la localité de Koudiat Asserdoun, commune de Legatta, des dégâts ont été constatés dans différentes régions qui ont subi surtout des inondations et effondrement de terrains. À El-Karma (Zemmouri), les élèves et enseignants de l’école Mohamed Zerrouki ont été surpris de découvrir leurs classes et salles de cours complètement remplies d’eau. Un problème qui ne date pas d’aujourd’hui, car il a été soulevé aux autorités locales à plusieurs occasions, nous explique-t-on sur place. Le quartier des 800 logements, situé au chef-lieu de wilaya et abritant plusieurs bâtiments administratifs dont le siège de la radio locale, a été lui aussi inondé par les eaux, bloquant la circulation durant plusieurs heures. Les importants dégâts matériels engendrés par les violentes averses qui se sont abattues dans la nuit d’hier ont poussé les habitants des chalets de Corso,où les eaux se sont infiltrées jusqu’à l’intérieur de leurs habitations, à sortir dans la RN traversant cette agglomération et bloquer la circulation pendant plusieurs heures. Il faut ajouter aussi que plusieurs communes (Ammal, Béni-Amrane, Chabet El-Ameur) ont été privées d’électricité durant ces dernières 48 heures suites aux fortes rafales de vents qui se sont abattues sur ces régions.

… et grève générale des transporteurs
Les transporteurs de voyageurs urbains et intercommunaux ont débrayé, hier, pour le troisième jour consécutif, depuis mercredi – étant interdits de travailler les journées de week-end – pour protester contre la nouvelle instruction de la direction des transports imposant une limitation des places dans les bus. Cela a créé une grande indignation chez les voyageurs, notamment que la journée d’hier est le début de la semaine, surpris de trouver les arrêts de bus vides. « Soit il charge son bus jusqu’à ce que les gens étouffent à l’intérieur par manque d’air, soit il arrête complètement le service, cet égoïsme des transporteurs est devenu monnaie courante. Et ce n’est pas la peine d’écouter leur argument que la limitation des places n’est pas rentable, on en a déjà l’habitude », nous explique un citoyen rencontré dans un arrêt de bus. Pour leur part, les transporteurs de voyageurs disent que leur mouvement est légal puisqu’ils ont bel et bien déposé un préavis de grève.
Hamid Mecheri