Feu

INCENDIES DÉCLENCHÉS DANS PLUSIEURS WILAYAS : « Attention au relâchement face à la Covid-19 ! »

Les incendies qui se sont déclenchés dans les différentes régions du pays semblent font oublier la pandémie de la Covid-19 qui frappe le pays. Surtout avec la troisième vague marquée par le variant Delta qui affecte 92% des patients.

En effet, la situation tragique à laquelle l’Algérie fait face depuis lundi ne devra pas nous faire oublier la dangérosité de la Covid-19. Autrement dit, le respect des gestes barrières doit être de mise chez les citoyens, en ces temps de regroupements dans les opérations de solidarité et d’acheminement d’aides vers les wilayas touchées par les sinistres.
Depuis le déclanchement des feux dans plusieurs parties du pays, un élan de solidarité formidable des citoyens à l’intérieur comme à l’extérieur du pays a été observé, sauf que ses derniers abandonnaient carrément les mesures de prévention contre la transmission du virus de corona qui fait de plus en plus de victimes. En outre le relâchement face aux incendies qui ont endeuillé notre pays peut facilement faire propager la Covid-19 et favoriser la complication des cas des patients, et ceux souffrant des maladies respiratoires, engendrant chez certains des détresses respiratoires ce qui a causé le décès de certains au moment où les hôpitaux étaient en saturations et manque d’oxygène.
C’est pour cela que les professionnels de la santé ont lancé des appels aux personnes souffrants des maladies pulmonaires, d’asthme, d’allergies ainsi que les enfants, à rester loin des incendies pour éviter des complications de santé.
Selon le Docteur Youcef Alloun, maître-assistant des maladies pulmonaires et allergiques; « les enfants sont plus sensibles que les adultes à avoir des détresses respiratoires » car, expliqua-t-il hier sur les ondes de la radio régionale de Sétif, « ils respirent plus vite que les adultes, pour cela ils doivent être tenus à l’écart du feu », conseillant les gens de respirer par le nez, «la respiration nasale est bénéfique et importante pour le système respiratoire inferieur ( les branches), le nez est un filtre pour l’air » détaille-t-il, « c’est un barrage et la première barrière pour les impuretés et les substances nocives , il refroidit la température de l’air et fournit l’humidité nécessaire » souligne le médecin.

« Gardez les bouteilles d’oxygène loin des maisons »
Par ailleurs, Le Dr Alloun a conseillé les citoyens de garder les bouteilles d’oxygène loin des maisons qui sont près des incendies et de les déplacer vers des endroits plus sûrs pour éviter les dangers. Quant à l’utilisation de cette matière vitale, l’hôte de la radio a appelé les citoyens à rester à l’écart de l’utilisation excessive de l’oxygène. Expliquant que 92% de l’oxygène est suffisant et acceptable pour les patients atteints de lésions pulmonaires, ajoutant que les proportions de 89, 88 à 90% d’oxygène sont suffisantes pour ceux atteints de maladies chroniques, et qu’il n’est pas nécessaire d’atteindre 96 ou 97% comme chez les personnes en bonne santé. Le Dr Alloun a déclaré en suite que l’utilisation d’oxygène ne devrait pas passer d’une nécessité pour continuer à vivre en un danger pour la santé humaine, et il est donc important de consulter un médecin au sujet de la quantité d’oxygène et de la durée de sa fourniture au patient. Rappelons, dans ce contexte, que d’autre spécialistes dans le domaine, tel le Dr. Belekfi, ont mis en garde contre l’’utilisation exagérée de cette matière, affirmant que seul le médecin est habilité à prescrire de l’oxygène comme les autres prescriptions médicales. Signalant que l’utilisation excessive de l’oxygène peut engendrer des complications, citant à titre d’exemple «un patient avec un taux d’oxygène de 95% dans le sang et utilise de l’oxygène sans consulter un médecin par peur, cela augmente l’inflammation dans les poumons. Une mauvaise utilisation de l’oxygène hors surveillance médicale provoque un œdème pulmonaire. L’un des dangers de l’auto-utilisation de l’oxygène sans surveillance médicale est aussi l’apparition de certaines crises d’épilepsie », prévient-il
Sarah Oubraham