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Ils adoptent des positions biscornues sur une crise institutionnelle : Les partis politiques tétanisés par la crise du Parlement

Les députés hors coalition présidentielle s’enferment depuis deux semaines dans des positions indécises, flottantes, ou pour le moins manquant de clarté. Certains d’entre eux trouvent que la crise du Parlement, mettant aux prises le président de l’Assemblée nationale aux députés de la majorité coalisés (FLN, RND, MPA et TAJ), est d’ordre interne, et ne saurais regarder les autres députés. Les islamistes, certainement les plus audacieux de l’opposition politique, font de la résistance et «conseillent » à Bouhadja de ne pas lâcher prise. Benkhellaf est certainement le plus entreprenant de ces des députés, lui qui est tout le temps proche du président contesté du Parlement.
Les autres députés, les indépendants notamment, adoptent une attitude proche de celle du FLN, privilégiant un départ anticipé de Bouhadja, sans s’encombrer des textes organiques et statutaires de l’Assemblée. L’essentiel pour eux étant de garder une ligne de conduite proche de la majorité. Dans l’ensemble, les députés ne savent pas qui est bon pour eux et qui n’est pas bon. Le bon sens aurait voulu qu’ils communiquent avec ceux qui les ont élus, et leur donnent un aperçu succinct de la situation de blocage, qui entame sa deuxième semaine. Les élus ont le devoir d’informer leurs électeurs ; mais là, non, le fait est sans appel : les députés semblent tétanisés, ne sachant même pas quoi faire, quelle attitude adopter ni comment communiquer. Chaque nouvel événement démontre avec d’autres arguments, le fossé qui sépare les députés de la nation, l’élu de son électeur, le Parlement du peuple. Déjà mal barré lors des élections législatives, avec une abstention record, le Parlement donne l’image de graviter autour d’un autre univers que celui du commun des Algériens.
I.M. Amine