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Il tourne en dérision la politique entriste de son parti : Sofiane Djilali porte plainte contre le député MSP

«S’ils avaient été tenus par un simple quidam, ces propos, pour diffamatoires qu’ils soient, n’auraient pas mérité que l’on s’y attarde.

Mais, le Monsieur, est membre d’une institution d’État, l’APN. Il engage la crédibilité de l’État algérien et ce, d’autant plus qu’il se réfugiera, à n’en pas douter, derrière l’immunité parlementaire, attribut de la souveraineté populaire ! », s’est insurgé Soufiane Djillali dans un communiqué rendu public. Le président de Jil Jadid, Soufiane Djillali, a annoncé hier sa décision d’ester en justice le député du MSP, Nacer Hamdadouche, ex-président du groupe parlementaire de ce parti, pour des propos jugés « diffamatoires» publiés sur son compte Facebook. « Cela est d’autant plus choquant, qu’il représente un parti politique qui a pignon sur rue, qui a participé pendant 17 ans au gouvernement et dont le projet de société serait la restauration de la morale islamique ! Voilà où mène l’errance et l’incohérence politique, dont le fil conducteur a été et restera l’entrisme à tout prix », soutient-il. Hamdadouche s’était laissé aller il y a quelques jours à de graves accusations contre Djilali et lui enjoint : « d’avoir honte de parler du MSP », d’avoir trempé avec les « laïcs éradicateurs » à l’arrêt du processus électoral en 1992, d’avoir essayé de se présenter vainement pour la présidentielle de 2014 faute d’avoir pu réunir le nombre de signatures requis, d’être actuellement un « instrument d’une aile du pouvoir pour imposer un agenda politique mais non pas réellement de s’opposer à Bouteflika ou à la corruption», de recevoir des instructions de l’ambassade de France, d’avoir exprimé sa solidarité avec Sarkozy, un homme « haineux envers l’Algérie et l’Islam et fier de sa judaïté », de s’attaquer à la langue arabe et à l’identité et d’être « corrompu ».
«Quand on parle de l’opposition, on parle de celle qui a un ancrage, pas toi, invisible sur le territoire national, inexistant pour nous dans l’équation (…) », avait aussi écrit le député du MSP. «En vérité j’ai peu d’espoir de voir cette institution accepter de lever sa protection. J’interpelle alors Nacer Hamdadouche, directement, pour lui demander d’être une fois dans sa vie un homme, et se départir de son immunité en même temps que de sa lâcheté, pour venir m’affronter devant le juge ». Bonne rentrée sociale pour les deux camps, ce qui va compliquer toute tentative de rapprochement entre les deux partis, réunis il y a peu de temps autour de la même table d’opposition.
I.M. Amine