Nadir Larbaoui

IL RELANCE SON SHOW CONTRE L’ALGÉRIE À L’ONU : Omar Hilale remis à sa place par Nadir Larbaoui

Le Séminaire du Comité de l’ONU sur la décolonisation (C 24) a été le théâtre d’une séance de recadrage infligée, en deux temps, par le Représentant permanent de l’Algérie, l’ambassadeur Nadir Larbaoui, à la délégation marocaine.

Le diplomate algérien dira à l’adresse de certains délégués de pays pro-marocain, et aussi à l’adresse de Rabat : «l’évocation de mon pays par certains délégués, faut-il leur rappeler une fois pour toute que mon pays n’est pas partie au conflit et, qu’au même titre que la Mauritanie, il a le statut de voisin observateur » sur la question du Sahara occidental. Avant de prononcer son discours consacré à la thématique de la 2e journée des travaux du Séminaire sur le Sahara occidental, l’ambassadeur Larbaoui a tenu à mettre en échec, une énième manœuvre et attaque contre l’Algérie, de notre voisin de l’Ouest, le royaume marocain, à partir de l’espace de l’Institution onusienne. Le fin diplomate, Larbaoui a réussi, en effet, à recadrer une « figurante sahraouie » dépêchée, par le Makhzen, des territoires occupés du Sahara occidental, en mission commandée pour discourir et répéter un discours, longtemps chanté par le Maroc et des pays et cercles étrangers amis de Rabat, dans ses tentatives, en vain, de discréditer notre pays, dans les espaces et les Foras internationaux. L’ambassadeur Nadir Larbaoui a recadré, celle qui a tenté en ruminant le discours longtemps entretenu par Rabat, sur des allégations d’atteintes des droits de l’homme, à Tindouf. en s’attaquant à l’Algérie, trahit la cause de son peuple en lutte pour la liberté et l’indépendance, depuis 1975 et bien avant contre la colonisation espagnole, bénéficiant de privilèges éphémères que lui accorde l’occupation marocaine, qui l’exhibe, comme l’ont fait, auparavant des systèmes coloniaux, que les luttes des peuples ont fini par balayer. Le fin diplomate, Mohamed Larbaoui a mis en échec d’un revers le Show du Makhzen via, la femme sahraouie acquise à l’occupation marocaine, s’adressant à l’auditoire pour les prendre à témoin, il leur souligne d’abord dira-t-il que « mon pays a été cité trois fois par une personne. Ma délégation décide de ne pas répondre à ses allégations dès lors que cette personne ne représente qu’elle-même », rappelant qu’ «il était clairement établi conformément aux résolutions des Nations unies , que le Front Polisario est l’unique représentant légitime et exclusif du peuple sahraoui ». Fermant la parenthèse sur cette énième manœuvre théâtrale du Makhzen, dans un espace onusien, ou la nature des caractéristiques – politique, juridique et historique- de la question du Sahara occidental, ne souffre d’aucune ambigüité et est fondamentalement, une question de décolonisation devant être régler par un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui, comme le stipule les textes et principes de la Charte de l’ONU. Poursuivant, dans son intervention, l’ambassadeur Larbaoui dira à l’adresse de certains délégués de pays et notamment marocains, « quant à l’évocation de mon pays par certains délégués, faut-il leur rappeler une fois pour toute que mon pays n’est pas partie au conflit et, qu’au même titre que la Mauritanie, il a le statut de voisin observateur ». Un rappel à l’ordre plus à certains délégués de pays, qui font fi de ce qui est dicté, annoncé et énoncé, par l’ONU, dans ses résolutions, par son secrétaire générale, son conseil de sécurité et aussi son Assemblée générale, et à l’ambassadeur Mohamed Larbaoui de les inviter à dévoiler les objectifs escomptés par cette lecture et traitement erronés du conflit opposant le Front Polisario et le maroc sur le Sahara occidental, déclarant qu’ «à moins que cela participe d’une volonté concertée mais éculée et vaine de bilatéralisation du Conflit »   qui demeure fondamentalement , poursuit le diplomate « n’en déplaise au Maroc et ses clients, une question de décolonisation » a-t-il soutenu pertinemment. Préférant s’adresser directement à celui qui ne cesse d’être corriger et de rappeler à l’ordre par, notamment des responsables onusiens, dont le porte-parole du SG de l’Onu, dans son démenti, sur des allégations portant sur la mission et des propos de l’envoyé personnel du SG de l’Onu , pour le Sahara Occidental, Steffan De Mistura, l’ambassadeur algérien Larbaoui s’adressant à Omar Hilale l’ambassadeur marocain près de l’Onu, l’invite  à revoir les cours du monde de la diplomatie, lui qui ne cesse de re-pédaler, en vain pour remonter la pente.

« La délégation marocaine a un énorme déficit en matière de données historiques et pour cause, vivant sous le régime du protectorat, ils ne connaissent pas les valeurs et les sacrifices de la lutte pour la libération nationale»
Le Représentant permanent de l’Algérie a répondu paisiblement mais sèchement aux attaques proférées par Le Maroc via, Omar hilale, contre notre pays. Faisant observer qu’en évoquant le Pseudo « droit à l’autodétermination en Kabylie », la délégation marocaine, affirme Mohamed Larbaoui «  cherche désespérément à introduire la confusion dans les esprits et tromper les opinions publiques nationales et internationales », en recourant à « l’invention d’un parallèle » avec le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination reconnu par la légalité internationale et les résolutions pertinentes des Nations unies. Il a dans le même cadre, indiqué que « la délégation marocaine a un énorme déficit en matière de données historiques et pour cause, vivant sous le régime du protectorat, ils ne connaissent pas les valeurs et les sacrifices de la lutte pour la libération nationale » et de rappeler, que dans le cas de la lutte de libération algérienne « toutes les franges de la société algérienne se sont rassemblées autour du mouvement de libération nationale, menée par l’Armée de libération nationale (ALN) », a-t-il souligné. Citant parmi les leaders de la guerre de libération nationale ayant marqué l’histoire et le parcours de la « révolution algérienne », a -t -il affirmé, il y a plusieurs figures historiques qui appartiennent à cette région du pays, la Kabylie, Hocine Aït Ahmed, Karim Belkacem, le colonel Amirouche, Abbane Ramdane et Omar Ouamrane  et ce sont que quelques noms parmi la longue liste de nos valeureux combattants et martyrs algériens pour la liberté et l’indépendance de l’Algérie. «  N’en déplaise » poursuit le diplomate Mohamed Larbaoui, à Omar Hilale et ses semblables «l’Algérie est une République, une et indivisible », un principe, sans manquer de leur rappeler «  que le peuple algérien a consacré dans toutes les Constitutions du pays depuis son indépendance en 1962 », a-t-il affirmé. Par ailleurs, l’ambassadeur du Maroc, a exhibé devant les séminaristes, en lui donnant une lecture tronquée et trompeuse, la lettre du 19 novembre 1975, adressée au secrétaire général de l’ONU, par l’ex Représentant permanent de l’Algérie, transmettant un document dans lequel il fait connaître la position de l’Algérie en ce qui concerne les derniers développements relatifs au problème du Sahara occidental, dans laquelle il a été clarifié que des débats et des résolutions 377 (1975), 379 (1975) et 380 du Conseil de sécurité, il résulte que : Outre l’Espagne en tant que Puissance administrante, les « parties concernées dans l’affaire du Sahara occidental sont : l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie ». En réponse au mensonge éhonté de l’ambassadeur marocain, le diplomate Mohamed Larbaoui a rétorqué en l’invitant «  à ne pas faire une lecture tronquée et sélective de la lettre en question », une démarche ne pouvant qu’être une insulte « au passage à l’intelligence des délégués ici présents qui savent lire par eux même les textes de l’ONU et maîtrisent la terminologie diplomatique multilatérale » invitant le Représentant du Makhzen à l’ONU « à faire lecture des passages qui ne laissent aucune place à l’équivoque quant à la position de mon pays ». Sur les violations des droits de l’homme au Sahara occidental , Il a été rappelé à la délégation marocaine devant tous les participants au Séminaire que le peuple sahraoui vit dans une grande prison en terres occupées au milieu d’un embargo policier et médiatique, dans le sillage d’atteintes par les autorités d’occupation marocaine aux libertés et aux droits de l’homme, de torture, d’abus à l’égard des femmes, d’enlèvements forcés et de toutes formes d’extermination de Sahraouis par le Makhzen marocain. Le tout au milieu du silence assourdissant de la MINURSO, appelée par l’opinion internationale et les sociétés civiles à travers le monde,  à assumer ses responsabilités et assumer son rôle. En réaction à l’évocation du Hirak algérien, pour le changement, l’ambassadeur Larbaoui a mis en exergue que « le Hirak, mouvement populaire est une preuve tangible de la maturité de la société algérienne » et de son engagement à contribuer au développement du pays. Aussi, ressortant la carte propagandiste , car bourrée de mensonges contre l’Algérie, sur sa décision de fermeture de ses frontières avec le royaume marocain, le diplomate a rappelé, comme l’ont fait ses prédécesseurs à ce poste, des raisons à l’origine de la décision d’Alger, rappelant, Omar Hilale qui semble ainsi que ses mentors n’user que de disques usés, que c’est en réponse à l’imposition des visas aux algériens, prise unilatéralement par Rabat, en 1994. À cette époque Rabat avait accusé à tort l’Algérie, d’être à l’origine des attentats à Marrakech, et avait convoqué des centaines d’Algériens, résidents au Maroc, aux commissariats locaux, en leur demandant de quitter le royaume en 48h et avait décidé d’imposer le visa. L’Algérie, en guise de réciprocité, dans ses réponses, à Rabat, a décidé l’instauration du visa aux marocains et en prime la fermeture de ses frontières terrestres avec le Maroc, par lesquelles faut-il le rappeler, transiter des armes à destination des terroristes dans les années 90.
Karima Bennour