Khaled Boudaoui

IL OFFRE UN SECOND ROMAN À SES LECTEURS : Après « Vivre deux en Moi », Khaled Boudaoui raconte la descente aux enfers de « Tayeb »

Après son premier roman, « Vivre deux en moi », paru il y’a deux ans aux éditions Nombre 7, Khaled Boudaoui est revenu ces derniers jours pour nous offrir une nouvelle œuvre, « Paria d’hier,  notable d’aujourd’hui ».

L’auteur, qui avait réalisé une véritable plongée introspective dans « Vivre deux en moi », pour prendre un grand bol de courage et vaincre la maladie qui le ronge, a prouvé qu’il peut aisément, voyager entre les styles et les formes d’écriture et qu’il a la capacité de prendre la main du lecteur pour le faire voyager dans son monde fait de pugnacité, de courage et surtout de volonté à se transcender.
Choisir l’imaginaire pour mieux raconter le vécu, le réel.
Si dans «Vivre deux en moi », Khaled  se décuple pour raconter les amours impossibles de Tophe et Amine, dans, Paria d’hier notable d’aujourd’hui, il raconte les tourments de Tayeb faite de sang et de larmes.
Dans sa présentation de l’œuvre, indique-t-il, « Tayeb n’a pas eu  la vie facile et son entourage n’a fait que l’enfoncer encore plus dans les turpitudes de sa vie. Une existence de misère, sous les insultes incessantes et les coups de plus en plus forts ». C’est une vie qui ne lui offre que son côté sombre et ses malheurs.  Puis, «un jour, c’est le drame,  un geste de défense qui vire à la tragédie. Le mal est fait. Il trouve refuge alors chez les seuls capables de l’accepter : les terroristes». Tout bascule pour Tayeb et ainsi commence pour lui une nouvelle vie faite de sang et de larmes. La rédemption est-elle proche ? Son ascension, de l’ombre à la lumière, suffira-t-elle à la sauver ? C’est la dualité, le côté sombre, la face éclairée que raconte avec aisance Khaled Boudaoui et que les lecteurs algériens pourront découvrir avec délectation quand son roman sera disponible sur les étals des librairies algériennes après la levée du confinement.
Khaled Boudaoui est un jeune algérien oranais qui a su faire de sa maladie un moyen pour se transcender et puiser au fond de lui-même, un art affiné de l’écriture. Quand en 2011, il découvre sa maladie, il ne se laisse pas emporter par l’abattement. Ayant plusieurs flèches dans son carquois, il touche à tout et fait mouche à chaque. Il participe à deux marathons de Paris pour pousser à bout ses capacités d’endurance, s’essaie au journalisme, lance deux radios Youtube « Wah-ray et Murdjadjo », fait de la télévision. C’est une touche à tout et qui réussit à rendre beau tout ce qu’il touche. Dans sa tentative de conciliation entre «Tophe et Amine », il prête son oreille à Tayeb pour lui permettre de conjurer ses maux et raconter sa descente aux enfers. Bon vent Khaled.
S. Ben