Le groupe parlementaire du Front des forces socialistes a annoncé son abstention lors de l’élection du président de l’Assemblée populaire nationale, affirmant son refus de cautionner un processus qu’il estime réduit à « des arrangements partisans étroits » menés sans concertation. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le FFS a expliqué que cette décision traduit son rejet d’une logique qui, selon lui, « réduit les mécanismes constitutionnels et institutionnels à de simples arrangements partisans, sans aucune concertation ». Le parti réaffirme, dans le même texte, son engagement à exercer une « opposition nationale, démocratique, responsable, indépendante et constructive », fondée sur ses principes et ses convictions. Il souligne qu’il refuse aussi bien « la complaisance » que « l’obstruction systématique », tout en plaçant la défense des intérêts du peuple algérien et de l’intérêt supérieur de la Nation au cœur de son action. Les députés du FFS assurent également qu’ils poursuivront leur mandat « avec responsabilité, cohérence et constance », afin que l’Assemblée populaire nationale demeure «une tribune authentique pour exprimer les aspirations des Algériennes et des Algériens et défendre leurs revendications légitimes». Par ailleurs, le groupe parlementaire critique les nouvelles dispositions du règlement intérieur de l’APN, qu’il juge plus restrictives en matière de constitution des groupes parlementaires. Malgré ces contraintes, le FFS annonce qu’il dévoilera dans les prochains jours le nom du président de son groupe parlementaire. Enfin, le parti affirme que son groupe exercera pleinement les prérogatives qui lui ont été confiées par les électeurs, en se voulant une force de proposition, de contrôle de l’action gouvernementale et de redevabilité politique, avec pour priorité la défense de l’intérêt général.
A. N.













































