eczéma atopique

Hôpital Belloua de Tizi Ouzou : Inauguration d’une école de traitement d’eczéma atopique

Une école de traitement thérapeutique de la pathologie d’eczéma atopique a été inaugurée au niveau du service de dermatologie de l’hôpital de Sidi-Belloua de Tizi-Ouzou en collaboration avec la Fondation pour la dermatite atopique du groupe pharmaceutique Pierre Fabre.
Cinquième du genre au niveau national, après celui d’Alger, Oran, Tlemcen et Constantine, l’école permettra «une sorte de socialisation de cette pathologie pour la faire accepter, et des enfants et de leurs parents», a souligné lors de son allocution le Professeur Aomar Ammar Khodja du CHU, chef de service dermatologie du CHU Mustapha-Pacha d’Alger. La pathologie d’eczéma atopique «se développe généralement dans les régions au climat froid en hiver et humide le reste de l’anné, comme c’est le cas à Tizi-Ouzou», a expliqué, à l’occasion, le Docteur Takharoubt Saliha, maître-assistant en dermatologie au niveau de cet hôpital qui prendra la direction de cet atelier. L’objectif de ce traitement thérapeutique consisterait à «apprendre aux enfants, à travers des ateliers hebdomadaires sanctionnés par des évaluations mensuelles, à vivre avec leur maladie, à s’appliquer eux-mêmes leur traitement et à se passer, progressivement, de l’assistance de leurs parents», a-t-elle poursuivi. Traitant, dans le même contexte, de la part du facteur psychologique dans le traitement de cette pathologie, Takharoubt a souligné que «comme toutes les maladies chronique, le traitement médical de l’eczéma atopique nécessite un accompagnement psychologique». Par ailleurs, les questions récurrentes qui revenaient chez les parents, a soutenu Thakharoubt «sont d’ordre général et portent sur l’origine de la maladie et sa nature, les chances de guérison, son caractère contagieux ou pas et son association à d’autres maladies ainsi que la cadence des traitements». Lors d’une séance pratique improvisée lors de cette inauguration, le petit Anis, âgé de 07 ans, souffrant de lésions au niveau de parties visibles de son corps, ses mains et ses bras, s’est montré renfermé sur lui-même et refusant toute participation à la thérapie. «C’est difficile pour lui d’accepter d’étaler sa maladie devant une assistance, mais avec de la récurrence, il finira par l’admettre en la voyant d’abord chez d’autres enfants comme lui», a fait remarquer le Pr Ammar Khodja. Les parents présents à cette séance, ont indiqué que leurs enfants souffrent énormément de cette pathologie qui impacte leur comportement ainsi que leurs études. «Il lui ai difficile de vivre avec sa pathologie, même si on fait d’énormes efforts pour la lui faire oublier», a confié la mère du patient. De son côté, le professeur Zoubiri Samira, du CHU Mustapha-Pacha, a indiqué qu’ «aucune indication chiffrée ni étude sur la prévalence de cette pathologie n’est disponible au niveau national», tout en soutenant que «la pratique thérapeutique a donné un bon retour chez les enfants et leurs parents».