Hattab avertit les clubs : «Plus question de se préparer à l’étranger avec l’argent de l’état»

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, continue de faire pression sur les clubs de l’élite et même de la Ligue deux pour mettre un terme à leurs déplacement à l’étranger, aussi bien lors du mercato estival que celui d’hiver, pour y effectuer leur stage de préparation.

A partir de Sétif, il était monté au créneau à nouveau le week-end passé pour rappeler que le pays dispose bel et bien d’installations sportives adéquates pour permettre une meilleure préparation de nos clubs et par ricochet, il n y a pas lieu de se déplacer à l’étranger, notamment dans des pays voisins pour s’y préparer.
Il faut dire qu’il ne s’agitpas là du premier discours du genre du responsable de la tutelle. Ce dernier, et depuis son arrivée à la tête du département de la jeunesse et des sports, n’a pas cessé de sensibiliser les responsables des clubs algériens à ce propos.
Il est vrai que le contexte économique du pays ne permet pas de continuer à débourser des sommes colossales, de surcroît en devises, mais ce n’est pas la seule raison ayant poussé Hattab à dénoncer cette pratique. «On est tous au courant de ce qui se passe dans les stages de nos clubs à l’étranger. Ces stages ne sont pas consacrés entièrement à la préparation physique et technico-tactique, comme on le laisse entendre, mais la moitié du temps de ces regroupements sert plutôt aux promenades et à la détente. La preuve, le nombre de blessures musculaires dont sont victimes les joueurs dès le début de la saison. Ils n’auraient jamais contracté de telles blessures s’ils avaient effectué une bonne préparation d’intersaison», a lâché le ministre.
Le même responsable ne compte pas rester dans le stade de la sensibilisation, d’autant que jusque-là son discours est totalement ignoré par les clubs concernés. Il a, à ce propos, averti qu’il comptait désormais interdire tout simplement aux clubs algériens d’effectuer leurs stages à l’étranger.
«Dorénavant, tous ceux qui veulent se préparer à l’étranger doivent prendre en charge leurs stages par leur propre argent, car il ne sera plus question d’utiliser les subventions étatiques dans ce chapitre», a-t-il mis en garde.
Hakim S.