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GRÈVES ANNONCéES VIA LES RéSEAUX SOCIAUX : Le ministère de l’Éducation met en garde

Le ministère de l’éducation nationale a réagi hier, à travers un communiqué, face aux appels de grèves annoncées par plusieurs syndicats du secteur. Le ministère a mis en garde les enseignants et les fonctionnaires de l’éducation tout en les appelant à faire preuve de vigilance.
« Au moment où le ministère de l’éducation nationale a fixé un calendrier de rencontres bilatérales avec les syndicats autonomes du secteur pour écouter et répondre à leurs préoccupations, conformément à l’engagement du premier responsable du secteur, lors de sa première rencontre de prise de contact avec les syndicats, tenue le 14 janvier dernier, il a été constaté, des appels aux mouvements de protestation, à travers les réseaux sociaux, sans respect des lois de la République », lit -on dans le document.
« Le ministère de l’éducation met en garde les enseignants et les fonctionnaires de l’éducation à faire preuve de vigilance quant au recours à ces appels mensongers qui n’obéissent à aucun cadre légal et ne sont pas inscrits dans le cadre du respect des mesures réglementaires en vigueur », ajoute la même source.
Le ministère a souligné sa volonté de rester à l’écoute de ses fonctionnaires et à la prise en charge de leurs préoccupations. « Le ministère étudie avec grand soin les préoccupations grâce au travail de proximité suivi par ses cadres au niveau local par le biais de l’écoute et de la conviction », a souligné le ministère de tutelle tout en insistant sur « l’importance du dialogue qui est le seul moyen pour ramener le calme dans le secteur ». Pour rappel, les enseignants du cycle primaire, mécontents des conditions socioprofessionnelles dans lesquelles ils exercent, débrayent une journée par semaine (lundi ou mercredi), depuis le 7 octobre dernier. Vingt semaines de protestations après, le mouvement se poursuit et des appels à la grève sont lancés. Pour certains observateurs, l’absence de vis-à-vis syndical aux enseignants du primaire porte préjudice à la légitimité de leurs revendications. Dans leur requête, les enseignants contestataires réclament, entre autres, de meilleures conditions de travail et revendiquent, entre autres, la révision des programmes pédagogiques, l’application avec effet rétroactif du décret présidentiel 266/14 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires et l’unification des critères de classement afin de valoriser sur un pied d’égalité les détenteurs de diplômes. Ils demandent également la révision du salaire de l’enseignant du primaire, la diminution du volume horaire et surtout des charges extra-pédagogiques dont sont chargés les enseignants, comme surveiller les élèves à l’entrée et la sortie de l’école et dans la cour et à la cantine. Les enseignants attendent toujours une invitation du ministère de l’Education nationale pour mettre le point sur leurs revendications.
H. H.