La commission de discipline de la Ligue nationale du football féminin (LNFF) a infligé de lourdes sanctions à la JS Kabylie, à son entraîneuse Naïma Laouadi et à deux joueuses du club. Les décisions font suite à des déclarations et à des publications jugées préjudiciables à l’image de l’instance dirigeante du football féminin, après la finale de la Supercoupe remportée par le CF Akbou.
La JS Kabylie devra s’acquitter d’une amende de 2 millions de dinars pour le non-respect du protocole de la cérémonie de remise des trophées de la Supercoupe. Selon la décision rendue publique mercredi soir, le comportement du staff technique lors de cette cérémonie est à l’origine de cette sanction financière. Le CF Akbou avait remporté le trophée en dominant la JSK sur le score sans appel de 4 à 0, le 24 septembre dernier. Au-delà du résultat sportif, cette rencontre a ainsi donné lieu à des suites disciplinaires qui touchent directement l’encadrement et plusieurs membres de la formation kabyle.
Trois mois de suspension pour les personnes concernées
La commission de discipline ne s’est pas limitée à sanctionner le club. L’entraîneuse Naïma Laouadi, la capitaine Nachida Laifa et la joueuse Hoda Bouaâfna ont également été épinglées. Chacune d’elles a écopé d’une amende de 20 000 dinars, assortie d’une suspension de trois mois. Ces mesures ont été prononcées en application de l’article 121 du code du football féminin 2026. La LNFF reproche aux personnes concernées des déclarations et des publications susceptibles de porter atteinte à l’image de l’instance chargée de gérer le football féminin national. Pour motiver ses décisions, la commission s’est notamment appuyée sur des déclarations faites à la presse par Naïma Laouadi et Nachida Laifa. Elle a également pris en considération des publications diffusées sur Facebook par Hoda Bouaâfna. Les sanctions touchent ainsi plusieurs acteurs de la JSK féminine, avec des conséquences financières pour le club et une indisponibilité de trois mois pour l’entraîneuse et les deux joueuses concernées. Leur application intervient dans un contexte où le respect des règlements et des obligations liées aux compétitions reste au cœur des décisions disciplinaires. Au-delà de l’aspect financier, la suspension de Naïma Laouadi et de deux joueuses constitue un enjeu pour la JSK. Le club devra composer avec ces absences tout en gérant les conséquences de cette décision sur son environnement sportif. Cette affaire rappelle également que les obligations des clubs ne se limitent pas au terrain. Le respect du protocole officiel et les prises de parole publiques peuvent aussi entraîner des sanctions, dès lors que les instances compétentes estiment que leurs règlements ont été enfreints.
Reste désormais à mesurer les répercussions de ces décisions sur la suite de la saison de la JSK féminine.
M. A. T.

