La vie d'après

Festival national de la littérature et du cinéma féminins de Saïda : « El Kholkhal d’or » décerné à « La vie d’après » d’Anis Djaâd

Le Prix du public « El Kholkhal d’or » de la meilleure œuvre cinématographique a été décerné au film « La vie d’après » du réalisateur Anis Djaâd lors de la cérémonie de clôture de la 5e édition du Festival national de la littérature et du cinéma féminins de Saïda organisée jeudi au Théâtre régional de la ville Sirat-Boumediène. D’une durée de 107 mn, « La vie d’après » relate l’histoire poignante de Hadjer et de son fils qui tentent de se reconstruire une vie en faisant preuve de résilience. Après le lâche assassinat de son époux par un groupe terroriste, Hadjer se retrouve en proie à toutes les difficultés de la vie amplifiées par son nouveau statut social et sa condition modeste dans son village reculé de l’ouest du pays. Scénariste et réalisateur, Anis Djaâd a signé son premier court métrage « Le hublot » en 2012, suivi en 2014 de « Passage à niveau » et du « Voyage de Keltoum » en 2016, avec lesquels il a participé à de nombreux festivals internationaux en Tunisie, en France, en Jordanie et à autant de manifestations culturelles en Algérie. La cérémoni e de clôture du Festival national de la littérature et du cinéma féminins a été présidée par le wali de Saïda, Ahmed Boudouh, qui était accompagné des autorités civiles et militaires de la wilaya. Dans une allocution prononcée à cette occasion, le wali a précisé que l’organisation de cette manifestation culturelle participait de l’intérêt accordé à la culture par les pouvoirs publics, à leur tête le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui attache une importance majeure au secteur. Le responsable a invité l’ensemble des acteurs du secteur à investir dans le champ culturel et artistique et à se joindre aux efforts visant à ériger la wilaya en pôle artistique et culturel. La cérémonie de clôture a été marquée par la distinction de 30 jeunes cinéphiles qui ont participé à une session de formation aux métiers du cinéma (ingénierie du son) encadrée par le réalisateur Salim Hamdi (Alger) et Aït Abdelmalek Abdelaziz (Saïda). L’actrice Lydia Larini, le spécialiste du septième art Aït Abdelmalek Abdelaziz et la réalisatrice Amel Blidi ont également été distingués. Une quarantaine de réalisateurs, critiques de cinéma, artistes, poètes et romanciers ont pris part à ce 5e Festival national de la littérature et du cinéma féminins, organisé cinq jours durant sous le thème « Ecriture et im age ». Ce festival organisé sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts a été marqué par la projection de longs et courts métrages à la salle de cinéma « Dounyazad » et à la maison de la culture Mustapha-Khalef, dont « La voie de l’ennemi » de Rachid Bouchareb, « Soula » de Salah Issaad et « Tchebchak Marikan » d’Amel Blidi. L’événement culturel a, par ailleurs, été ponctué de pauses littéraires et poétiques animées à la maison de la culture Mustapha-Khalef par les poétesses algériennes Rabéa Djalti, Leïla Ayoun, Meriem Kemmache et Djamila Rahal.