FAUTE D’UN RÉSEAU ROUTIER ADAPTÉ : L’accès à la mer difficile

La canicule qui sévit depuis la fin du week-end dernier et qui persiste jusqu’à ce jour a contraint des milliers de familles, notamment celles habitant les villes et villages situés loin de la grande bleue à converger vers la bande maritime de la wilaya de Chlef d’une longueur de 120 km à la recherche d’un peu de fraîcheur.  La Protection civile a enregistré un record le week-end dernier en matière de fréquentation des plages et du littoral d’une façon générale. Il faut souligner qu’à l’instar des autres régions du pays, la wilaya de Chlef a enregistré des températures flirtant avec les 42 degrés, voire plus, pour les villes de Chlef ; Oued-Fodda, ou Boukadir. Mais ce rush particulier estival vers le littoral estival a été à l’origine d’immenses embouteillages, notamment sur les axes routiers comme la RN 19 et la route de la corniche supérieure menant aux localités côtières. De nombreuses plaques d’immatriculation des wilayas du pays ont été relevées sur les véhicules qui ont pris d’assaut les routes menant vers la fraîcheur marine pour fuir la chaleur suffocante. Il y a aussi les émigrés, reconnaissables par leurs véhicules immatriculés dans l’Hexagone  qui sont venus cette année en grand nombre. Cependant, si les autorités ont préparé depuis assez longtemps cette saison estivale afin de répondre tant aux normes de qualité que de sécurité afin de permettre à ces milliers d’estivants de passer d’agréables moments de vacances, il y a comme une légère fausse note dans l’air dans la préparation de ce programme et qui est celui des bouchons créés au niveau des cités urbaines proches du littoral. C’est le cas notamment du monstrueux embouteillage à l’entrée de la ville de Ténès qui constitue la passage obligé pour toute personne vouloir accéder à la bande maritime. Le tronçon de route (Sidi-Akkacha/ Ténès) d’une longueur de 7 km qui longe l’Oued Allala demeure le principal obstacle pour pénétrer dans la ville de Ténès en raison du nombre considérable de voitures et également de gros camions qui rallient le port de cette ville.  Outre le flux important de véhicules, le problème est aggravé par l’absence de voies d’évitement et la présence d’un marché des fruits et légumes à l’entrée de Ténès qui entrave le trafic routier. Pour y remédier, la wilaya a bel et bien  initié un projet consistant en la réalisation d’une voie de contournement qui devrait commencer à l’entrée de la commune de Sidi-Akkacha, via Flitta, pour se terminer à la sortie ouest de la ville de Ténès précisément à Chaarer. D’une longueur d’une dizaine de kilomètres, ce projet d’un montant de 20 milliards de centimes est pour l’heure gelé faute de moyens financiers a-t-on appris du président de l’APW. Mais il faut souligner que cette opération inscrite dans le cadre du Fonds commun des collectivités locales n’est qu’une solution alternative pour désengorger la circulation en attendant le lancement des travaux du prolongement de la pénétrante Chlef-Ténès dont le premier tronçon (22 km) est en cours de réalisation entre l’autoroute Est-Ouest et la commune de Bouzeghaïa. De toute évidence les nombreux vacanciers, visiteurs, ou simples citoyens doivent prendre encore leur mal en patience pour cette année, tout en espérant que pour la prochaine saison, le programme de construction du nouvel réseau routier déjà entamé sera opérationnel afin de répondre au mieux au flux important d’automobilistes qui est  relevé en pareille période.
Bencherki Otsmane